RCD SKIKDA. المكتب الجهوي. سكيكدة

RCD. Rassemblement pour la culture et la démocratie.Bureau régional de Skikda. Algérie.

29 mai 2009

Préparation du conseil national du RCD du 4 juin 2009

La jeunesse et la formation au centre des débats du RCD ce jeudi

En prévision de la sixième session ordinaire du conseil national du RCD prévue pour le 4 juin 2009 à Alger, une importante rencontre regroupant les jeunes militants du Rassemblement et des membres de la direction nationale a été organisée le jeudi 28 mai 2009 au siège du Bureau régional d’Alger. Quelques 200 militants venus de 19 wilayas sont venus écouter et débattre de la nouvelle situation créée dans le pays après le scrutin du 09 avril et de la possibilité d’envisager un redéploiement stratégique des jeunes au sein du Rassemblement. Introduisant les débats M. Rabah Boucetta a rappelé que les difficultés et la répression n’ont pas empêché le RCD de garder le cap, d’élargir son audience et de s’affirmer comme l’acteur privilégié de l’alternative démocratique en Algérie. Mieux ajoutera-t-il, c’est le RCD avec notamment l’activité du président qui a permis à notre pays d’avoir une visibilité porteuse d’espoir malgré le discrédit des officiels.

Prenant la parole, le Président du RCD déclare que le 12 novembre et le 09 avril consacrent une nouvelle situation politique dans le pays. Une génération s’éteint dans le désordre et dépit du peuple. Celle qui a servi de transition en proposant un projet alternatif démocratique dont la pertinence est aujourd’hui reconnue par tous ne doit pas commettre les erreurs de ses prédécesseurs. L’essentiel de notre travail est de pousser chacune et chacun d’entre vous à être plus performant et à prendre ses responsabilités en se préparant à jouer son rôle avec détermination, compétence et loyauté.
Vous êtes jeunes et vous avez décidé de vous battre pour permettre à la collectivité nationale de vivre le destin qu’elle mérite.
Si vous vous engagez dans le combat politique avec l’opposition démocratique dans notre pays vous devez faire des choix, les assumer et vous donner les moyens de les réaliser.
L’engagement dans la vie publique impose intégrité, formation, générosité et discipline. Qu’il s’agisse du projet de société, du programme d’action, des statuts ou du fonctionnement vous pouvez être surs que vous disposez d’un capital éthique et politique inégalé dans le pays.
Nous ferons tout pour que la formation soit dotée de moyens humains et logistiques conséquent afin de mieux vous armer pour sensibiliser la partie de l’opinion publique qui nous suit avec sympathie mais qui peut encore se poser certaines questions sur des axes de notre projet. Vous serez aussi prémunis contre la désinformation par une meilleure maitrise de la communication et une occupation du terrain plus rationnelle.
Il ne faut pas attendre les moments du changement pour chercher dans la précipitation avec qui, par quelle méthode et avec quels moyens on peut envisager la reconstruction nationale. Il n’ y a pas de solution à la crise algérienne sans la mobilisation et l’implication directe et résolue de la jeunesse.
Avant d’ouvrir le débat je vous invite à formuler l’ensemble de vos remarques et propositions qui serviront à animer la session du conseil national de la semaine prochaine. Nous allons organiser une grande université d’été au mois d’octobre prochain avec des intervenants nationaux et étrangers pour mieux évaluer la phase actuelle avant d’envisager son dépassement.
Dans la foulée de cette rencontre, le RCD va organiser une journée nationale de la jeunesse pour faire un bilan et dégager des perspectives à cette catégorie essentielle de notre peuple.
Un débat de deux heures et demie a permis à une quarantaine d’intervenants d’exposer tour à tour des remarques, des interrogations et des propositions.
- Faut-il privilégier la contestation ou l’immersion dans le milieu associatif, s’interrogera un étudiant d’Alger.
- La situation actuelle est encore plus difficile que celle que vous avez connue à l’époque du parti unique observera un jeune de Batna ;
- Comment contenir la désinformation du pouvoir qui n’arrête pas de détourner et de pervertir notre combat ?
- Comment donner cette fois-ci un élan stable et durable à la formation ?
- Que faire pour avoir une représentation féminine plus conforme aux positions de notre parti sur la condition féminine, demandera l’étudiante Massiva.
- Faut-il structurer la jeunesse en général ou s’occuper uniquement des militants. Dans ce dernier cas, ne doit-on pas commencer par les militants qui ont une disponibilité et une volonté à investir l’action militante dans la durée?

Répondant à chacun, le Président du RCD fera observer que les dirigeants du RCD présents dans la salle parmi lesquels on notait les députés Boubekeur Derguini, Arezki Aider, Atmane Mazouz et les secrétaires nationaux dont Mohcine Belabbas, Rabah Boucetta, Mohamed Khendek, Saheb Hakim, Ahmed Benegueouch et Nadir Hamouche sont pour une bonne part issus de la génération qui suit celle qui a assumé la transition entre la guerre de libération et la contestation démocratique.

Si nous assurons une meilleure organisation et une formation adaptée à nos jeunes militants, le RCD peut jouer très vite un rôle décisif dans cette phase capitale de notre histoire.

Avant la fin de la fin de la réunion, un comité de préparation des journées nationales de la jeunesse regroupant 21 jeunes militants à été installé pour collecter les informations nécessaires à la réalisation de cet objectif stratégique.

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27 mai 2009

Intervention du député Mohamed Khendek sur le plan d'action du gouvernement

Monsieur le Président.

Monsieur le Premier Ministre.

Mesdames et Messieurs les Ministres.

Mesdames et Messieurs les Députés.

La famille de la presse.

S’il y a un secteur parmi tant d’autres qui inquiète les algériens, c’est bien celui de la santé et de la population.

Ce secteur connaît aujourd’hui une anarchie, qui est la conséquence directe de l’absence depuis l’indépendance d’une politique de santé publique concertée et étudiée pour le moyen et long terme.

La corruption et l’opacité qui caractérise la gestion de ce secteur – à l’instar – des autres rendent impossible toute avancée palpable.

Aujourd’hui, ce même constat est partagé par tous y compris par les bailleurs de fond à savoir l’Etat et les Caisses d’Assurances.

Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, à la lecture du paragraphe réservé dans ce plan d’action au domaine, il n’y a point de place à la concertation et au dialogue avec ses véritables acteurs. Cette phase est aujourd’hui la plus importante. Car, la dépense de sommes faramineuses ou la réalisation d’infrastructures, n’ont jamais été les seuls  gages de réussites.

Dans quel état se retrouve le système de santé algérien ?

Les prestataires de services- qui sans eux aucune réforme ne peut aboutir- n’arrêtent pas de tirer la sonnette d’alarme à travers leurs différents syndicats. Ils demandent  d’instaurer des passerelles entre eux et les pouvoirs publics pour une meilleure approche des problèmes et une vision plus claire des solutions. Ces dernières passent obligatoirement  et à juste titre, par l’amélioration de leurs conditions de travail et de leurs statuts particuliers qui doivent être à la hauteur de leurs sacrifices. Le conflit persiste à cause de la non satisfaction des engagements de l’Etat. Les conséquences dues à l’absence de dialogue et de vision sont nombreuses :

A titre d’exemple, le mouvement de protestation enclenché par les hospitalo-universitaires et qui a duré trois mois vous a contraint à réagir monsieur le premier ministre. Alors pourquoi, vous avez attendu tout ce temps pour le faire. A croire que vous aimez les situations de pourrissement. Les conséquences de cette négligence sont nombreuses. Les malades ont payé et payeront encore les frais de cette gabegie.

Les professionnels, certains partent chez le privé, d’autres sont déjà installés à l’étranger est une preuve du marasme qui y règne.

Les prestations des assurances sociales sont aujourd’hui obsolètes et dépassées. Le cas  des remboursements des frais médicaux est des plus édifiants. Le prix le moins chère d’une consultation spécialisée est de 600 DA, la caisse des assurances en rembourse 100 DA seulement.

Le citoyen est mal pris en charge, et mal soigné. L’accès aux soins spécialisés, à l’hospitalisation et aux examens para cliniques relève du parcours du combattant.

Peut on parler de médecine gratuite, alors que la plus part des examens biologiques et radiologiques sont fais chez le privé ?

Les conditions d’accueil, d’hygiène et d’hôtellerie restent pour la plus part des établissements déplorables.

Une absence de coordination entre les différents établissements hospitaliers pour les évacuations des malades et leur hospitalisation se répercute le plus souvent sur le patient, sa famille et sur la gestion des finances publiques.

La qualité de la formation dans le secteur est décriée par tous. Elle est médiocre.

Cette même formation qui continue à se faire sans connaître, les besoins du pays en la matière. Sinon comment expliquer les chiffres avancés dans le plan d’action, alors qu’un nombre important du personnel médical et para médical est en  chômage aujourd’hui. Ceux qui ont la chance d’avoir un emploi, à contrat déterminé, émargent au pré emploi avec des salaires de misère entre 12000 et 8000. Pourquoi ne pas les recruter puisque vous estimez que les besoins sont encore importants ? N’oubliez pas que c’est l’une de vos promesses électorales.

La gestion des établissements hospitaliers est en deçà des normes requises. Les gestionnaires manquant de formation essayent tant bien que mal à faire face aux différentes contraintes.

S’agissant de la politique du médicament : presque cinq décennies après l’indépendance et nous sommes encore tributaires à 80% de l’importation. Où est la stratégie pour une  production locale

Pourquoi les importateurs des médicaments ne répondent pas à l’une des closes du cahier de charge qui est l’investissement pour justement encourager cette production et réduire la facture de l’importation ?

Pourquoi de la nomenclature des médicaments répond beaucoup plus à des considérations mercantiles qu’à celles de l’intérêt économique du pays ?

Le générique qui est pour le moment le seul moyen de réduire la facture, fait face à des blocages de lobby connus. Certaines sources parlent même de l’absence de contrôle technique de ces médicaments. Que fait alors l’agence nationale du médicament ?

Comment expliquer-vous les fréquentes ruptures de stock ? D’ailleurs ce qui défraye la chronique ces derniers jours, c’est la souffrance des malades atteints de cancers. Nous avons déjà déposé une question orale au Ministre de la santé.

Nous assistons en plus ces dernières années, à une atteinte de l’éthique et la déontologie. Des médecins étrangers viennent opérer chez nous, le week end et repartent chez eux, laissant derrière eux des malades qui nécessitent un suivi. Qui répondra alors à leurs éventuelles  erreurs médicales.

Dans ce cas que fait le conseil de l’ordre ou encore mieux ce dernier a t-il les prérogatives ou les  moyens d’agir.

Monsieur le Premier Ministre ;

Si devant cette situation préoccupante, il faut en urgence mettre en œuvre une politique nationale de santé qui doit identifier et de prendre en charge les grands problèmes de santé, il reste que     la complémentarité entre les secteurs public et  privé est nécessaire, et la nouvelle loi sanitaire annoncée et la carte sanitaire doivent en tenir compte.  Mais, nous sommes plus que jamais pour un secteur public fort et prédominant. L’Etat ne doit pas se désengager. Aux citoyens, de faire le choix.

La solidarité nationale dans ce secteur doit être définie et orientée vers les véritables nécessiteux.

L’obtention de la mobilisation et l’adhésion de toutes les parties concernées, passent inévitablement par un large débat ou vers une conférence nationale qui regroupera l’ensemble des intervenants. Ce à quoi un nouveau système de santé concerté verra le jour.

Monsieur le Premier Ministre,

       La gestion unilatérale et centralisée a montré ses limites. Il vous appartient de donner un nouvel    essor   à ce secteur. A moins que, le fait de pouvoir vous soigner vous et toutes les personnes qui gravitent autour du régime  à l’étranger vous laissent indifférents aux souffrances des algériens.

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22 mai 2009

Le RCD honore Houari Tayeb

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     A l'occasion du départ à la retraite de M. Tayeb Houari, désormais ex régisseur à l'APC de Collo, le RCD a organisé une sympathique réception en son honneur au bureau du RCD de Collo. Etaient conviés à cette rencontre les membres du bureau régional, les membres du bureau communal, les élus à  l'APC de Collo, les membres de la commission de la gestion des conflits au niveau du bureau régional et quelques militants.

     Dans son allocution, M. Ghemired Tayeb, président du bureau régional a rappelé le travail remarquable accompli par M. Houari dans trois domaines:

- Dans les activités relatives à son profession à la mairie de Collo où il a marqué de son empreinte (faite de rigueur et d'honnêteté) le service qu'il dirigeait.

- Dans ses activités en tant que président d'une association locale qui œuvre pour la préservation du patrimoine archéologique de la région.

- Dans son engagement pour la défense et la diffusion des valeurs et des principes du RCD.

     M. Ghemired a enfin réitéré l'engagement du RCD à toujours être auprès de ses militants et a rappelé la nécessité de faire corps face aux défis qui attendent le parti et aux attaques permanentes de certaines parties avant d'appeler M. Houari à poursuivre sa tâche tout l'assurant du soutien indéfectible du RCD

M. Ghemired Djamel, maire de Collo, tout en appréciant l'initiative du RCD, qui a honoré un de ses hommes, a félicité, pour sa part, M. Houari pour le gigantesque travail accompli par son association et l'a exhorté à poursuivre ses activités  pour le bien de la ville de Collo et de toute la région.

     M Ouldji Abdelmalek, président du bureau communal, a, quand à lui,  rendu hommage au parcours fort particulier de    M. Houari et a rappelé combien il était utile d'avoir dans notre ville de telles associations.

     M. Houari, très ému, a tenu à remercier le RCD pour cette louable initiative qui est la première du genre à Collo. Aucun  parti ne l'avait fait avant. Il a aussi exprimé sa fierté d'appartenir à la famille du RCD.

    Un diplôme d'honneur et un cadeau ont été remis à M. Tayeb Houari avant qu'il soit invité à couper le gâteau de la cérémonie.

 

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20 mai 2009

Communiqué du bureau régional de Skikda.

      Réunie le 07mai 2009,  la commission de la gestion des conflits de la wilaya de Skikda  a prononcé l'exclusion du parti de M. Bellkahla El Mouloud élu à l'APC de Collo sur la liste RCD

     Conformément au règlement intérieur du parti, l'intéressé pouvait faire appel de la  décision rendue par cette instance devant la Commission nationale dans les dix (10) jours qui suivaient la  notification de la  décision. Le concerné n'ayant pas fait appel, la décision de la commission devient définitive et irrévocable.

    Pour le bureau régional, M. Bellkahla El Mouloud est définitivement exclu du RCD.

   Toute déclaration, initiative ou démarche de sa part n'engagerait que sa personne.

Le bureau régional

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18 mai 2009

Said Sadi au colloque international sur les oppositions dans le monde

     Le président du RCD a été invité au colloque international sur les oppositions et les dissidences dans le monde organisé par les Verts européens à Paris le 17 mai 2009. 

    Venus de Chine, d’Europe centrale, de Palestine ou d’Afrique du nord,  les intervenants ont tous salué l’initiative des verts européens qui ont inscrit le thème des  dissidences des démocrates  face aux régimes totalitaires avant la tenue des élections européennes.

    Dans son intervention  S. Sadi s’est employé à resituer le combat des démocrates qui ont eu à affronter l’arbitraire du pouvoir, la violence intégriste et l’incompréhension des opinions occidentales au cours des années 90. A noter une évolution importante de la part d’un courant politique qui avait longtemps considéré l’avènement du courant islamiste comme la seule alternative crédible au régime en place. « Avec le recul, on peut comprendre la complexité de cette période historique. Nous avions du refuser la fatalité islamiste en connaissant la délicatesse d’une situation qui pouvait confondre notre position avec celle  d’un  régime militaire qui nous avait emprisonnés et torturés. »

    Avant d’ajouter : « C’est grâce à notre combat, tant décrié ici et ailleurs, que l’Algérie n’a pas été évacuée de l’Histoire. » 

    Revenant sur la situation actuelle, le président du RCD avertira : «  La violation de la constitution, la privatisation de l’Etat et le score stalinien enregistré le 9 avril ne font qu’aggraver une dérive qui passe de statut de crise politique à celui d’une impasse historique. Je crains que les Européens n’aient pas pris la mesure de cette impasse si l’on s’en tient aux premières réactions recueillies après la mascarade qui vient d’humilier notre peuple. » 

     Poursuivant son développement le président du RCD soulignera : «  On aurait tort de ne voir que les implications intérieures dans le marasme algérien. De désastre national qui a perverti un des plus grands combats menés contre la colonisation et pour la modernité, l’Algérie est entrain de devenir une source de déstabilisation régionale. 

     La régression actuelle installe le pays dans une spirale de violence qui affecte notamment la jeunesse qui fuit l’enfer en se jetant à la mer. Les cadres s’exilent et l’administration ploie sur les pressions claniques et tribales qui déstructurent Etat et société. Cette situation ne peut pas et ne doit pas durer. » 

    Abordant les mesures qu’appelle la conjoncture, Saïd Sadi mettant  tout un chacun devant ses responsabilités déclarera : 

    « Nous nous battrons encore et toujours en Algérie. Mais la communauté internationale a une lourde responsabilité dans cette problématique. En fermant les yeux, ou pire, en se rendant complice de fraudes électorales dévastatrices, les Européens risquent de précipiter une fin de règne délétère vers un chaos aux conséquences dépassant largement les limites algériennes. 

     La fatalité qui a enfermé notre destin entre la terreur intégriste et l’autoritarisme du système FLN est en train d’être dépassée. Nous avons besoin de voir la volonté du peuple respectée. La question algérienne n’est pas si compliquée que cela. Des coups d’Etat, auxquels d’ailleurs a régulièrement pris part Bouteflika, ont privé le citoyen de choisir librement ses représentants ; cette absence de légitimité a mené à une prédation sans nom ; prédation  qui a produit la crise actuelle. Tant que les fraudes électorales continueront de sévir, l’instabilité pèsera sur l’espace péri saharien et la Méditerranée occidentale.

      Les Européens doivent d’ors et déjà se préparer à accompagner l’exigence d’une surveillance internationale  des prochaines élections. C’était notre démarche dès le début de l’année 2008. Le pouvoir algérien a refusé la présence d’observateurs en nombre et en qualité. Il ne pourra pas assumer  d’autres manœuvres comme celles  qui ont caractérisé la dernière élection si la pression internationale relaie les luttes de terrain. 

     Cette forme de solidarité est nécessaire pour la stabilité et la légitimité de la représentation nationale en Algérie. Cette stabilité, répétons le, conditionne le développement de la Méditerranéeoccidentale et de l’Afrique du nord. » Conclura Saïd Sadi sous un tonnerre d’applaudissements.

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13 mai 2009

Prise en charge des cancéreux:

Khendek dépose une question orale à l'APN


Monsieur le Ministre,

Personne aujourd’hui ne peut nier l’état de déliquescence dans lequel se trouve le domaine de la santé.

Partant de l’absence de stratégie pouvant mettre en place un système de santé qui réponde à la réalité socio économique de la nation, les professionnels de la santé sont eux même désorientés.

Il ne peut y avoir de système de santé fiable, sans l’association de ses véritables acteurs.

Aujourd’hui, le dialogue est exigé unilatéralement par les syndicats autonomes de la santé. Lorsque celui est accepté par la tutelle, il tourne autour des revendications sociales par ailleurs légitimes.

Aucune réforme ne peut aboutir si elle ne commence pas par celle des ressources humaines, tant sur le plan du social, de la formation que des moyens.

Cette situation alarmante se répercute en premier lieu sur la prise en charge du malade qui paie actuellement un lourd tribu. C’est la conséquence de l’anarchie qui règne dans nos structures de santé.

Cette introduction me permet, Monsieur le Ministre, d’étayer mes propos et de mettre en évidence les souffrances d’une catégorie de malades atteintes de cancer du sein.

Les dernières statistiques révèlent une augmentation vertigineuse du nombre de cette pathologie qui passe de 2000 cas en 2003 à 7000 cas par an en 2008.

Monsieur le Ministre, le cancer du sein est la première cause de mortalité chez la femme.  Non détecté à temps, il tue dans les 98% des cas. En cas de survie, les conséquences sont graves puisqu’il s’agit malheureusement souvent, d’une mutilation qui affecte de manière quasi irrémédiable la qualité de vie de la femme et de son environnement familial et social.

Le coût de la prise en charge d’un cas diagnostiqué précocement est 10 fois moindre que celui d’un cas avancé qui avoisine les 250 000 Euros.  (Conférence du Pr. Zighed lors du symposium franco-algérien tenu les 17 et 18 janvier 2009 à l’Hôtel Sheraton).

Les présents à cette rencontre ont mis en évidence, l’absence de politique de dépistage faite de sensibilisation, d’information et de moyens techniques et matériels.

La situation devient plus préoccupante, quand ce sont les responsables de la société algérienne d’oncologie qui tirent la sonnette d’alarme au cours d’une émission radio du 25 avril 2009 mettant à nu l’ensemble des difficultés auxquelles sont confrontées ces malades.

Les traitements chimiothérapiques sont à l’arrêt depuis neuf mois, la radiothérapie ne pourra reprendre qu’en 2010.

Tout cela est expliqué par le nombre croissant de patientes, la rupture des stocks de ces produits et, plus grave encore, l’absence de moyens humains et matériels au niveau des nouveaux centres régionaux construits avec l’argent du contribuable et qui sont sensés désengorger les centres existants. Pour être clair, ils ne sont pas fonctionnels.

Monsieur le Ministre, se savoir atteint de cancer rend le quotidien des plus amers, mais la non prise en charge transforme le vécu en enfer.

Les cancéreux parcourent des distances importantes pour arriver au centre le plus proche. Quand ils sont accueillis c’est pour être suivis dans des conditions lamentables.

Je n’irai pas jusqu’à souhaiter une prise en charge psychologique actuellement inexistante.

Devant cette situation, permettez-moi de vous poser les questions suivantes :

Pourquoi votre département n’a pas réagi aux propos des responsables de la société algérienne d’oncologie ? Communiquer est aussi un moyen démocratique et efficace de gérer ;

Quelles sont les dispositions qui sont prises pour solutionner rapidement le problème de la rupture des stocks, puis améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge ?

Que comptez-vous faire pour élucider la question des centres régionaux qui ne répondent pas aux objectifs assignés ?

En attendant vos réponses, veuillez croire Monsieur le Ministre à l’expression de ma parfaite considération.

   

                                         Le député Mohammed Khendek

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