27 avril 2009
Des anonymes sauvent l’honneur citoyen
Un maire de la capitale, accompagné de son vice-président qui est un repris de justice, mène une opération commando contre le siège central d’un parti politique légal. Signe du marasme intellectuel et politique qui asphyxie l’Algérie, pas une organisation, pas une personnalité ne s’est exprimée, à ce jour, sur une telle agression. Et comme pour rappeler que dans les moments décisifs notre pays a toujours été réhabilité par des anonymes, voilà qu’un citoyen de Chlef prend sa plume, affronte l’armada médiatique des courtisans et autres fossoyeurs de la Nation pour dire sa vérité ; réconciliant les plus septiques avec notre peuple. (Voir texte ci-après). A propos de drapeau par K.M.B. – CHLEF. Le Quotidien d'Oran Mardi 14 avril 2009. Saïd Sadi a baissé le drapeau algérien, l’a rangé avec respect dans une armoire. Puis il a levé un pan de tissu noir pour exprimer son «deuil de la démocratie». Aussitôt, des voix se sont mises à crier. Je ne suis pas militant du RCD, mais je ne comprends vraiment pas en quoi son président a fauté. Nos casernes ramènent les couleurs nationales, à chaque tombée du soir. La nuit, elles les font veiller par des sentinelles. Le lendemain, au lever du jour, elles les relèvent. Saïd Sadi a baissé l’emblème national. S’il ne l’a pas hissé de nouveau, c’est parce que, à ses yeux, aucune lueur n’annonce l’approche d’un matin neuf dans le ciel de son pays. Il faut être mauvais Algérien pour ne pas, sinon partager, du moins comprendre sa hâte d’une Algérie résolument républicaine. On peut contester le bien-fondé de son pessimisme, discuter de l’imprécision de ses cibles. On peut lui faire reproche de reporter sa déception sur les hommes, et de ne pas tenir compte des facteurs d’inertie qui, dans les pays de vieille tradition dictatoriale, jouent fréquemment a contrario des intentions et des compétences. Mais il faut couver une réelle malhonnêteté d’esprit pour ne pas reconnaître dans cette impatience, la traduction pure et sincère de son amour pour le pays, pour ses compatriotes, pour la démocratie. Sans doute apprécie-t-il mal la difficulté pour un décideur, d’assainir une justice vérolée depuis 30 ans, de changer le cap d’une école obstinément pointée depuis 15 ans sur l’abrutissement national, de rendre allure d’hôpitaux dignes de ce nom à nos mouroirs publics, de créer des emplois à une jeunesse qu’une impatience analogue à celle qui l’anime pousse à la noyade et dont les cadavres sans yeux sont repêchés quotidiennement sur les côtes européennes. Bien qu’instruit des sciences économiques, sans doute s’énerve-t-il que les gros investissements mettent du temps à produire des résultats. Certes, Saïd Sadi s’énerve-t-il ? Mais n’y a-t-il pas, pour le décideur honnête, à tirer de cet énervement, matière à réfléchir et à corriger ses erreurs ? Le geste de Saïd Sadi est, dans la sémiologie de la colère, un manifeste pour un programme de travail clairement défini par les besoins et leur urgence. Le reconnaître, s’engager sincèrement à mettre en œuvre ce programme, c’est en soi conquérir une première habilitation à diriger les affaires publiques. Aux yeux de la majorité en effet, la légitimité se fonde désormais sur la compétence et la sincérité des engagements plutôt que sur des urnes, depuis 30 ans prises sous le soupçon de menteries, ou des applaudissements de rues, exposés à tort ou à raison (mais irrémédiablement) à l’accusation de formatage, encore moins sur des courbettes, dans des hémicycles peuplés d’hommes frappés de torticolis sévère et incapables de dire non avec la tête. Car il est des non efficients, constructifs. Ne pas les faire entendre, c’est trahir sa patrie, sa religion, son peuple, éventuellement, son chef. L’acte de Saïd Sadi dit un non constructif, pertinent. Il ajoute à son mérite, celui de s’être exprimé par des voies hautement citoyennes. Les détracteurs de Saïd Sadi se prétendent-ils meilleurs Algériens que lui ? Si oui, qu’ils en fassent la preuve par la démonstration. Que le public algérien soit pris pour juge et que leurs dossiers et leurs comptes en banque et leurs diplômes et leurs cursus politiques et professionnels soient ouverts sur la table, en même temps que les siens. Comme Algérien, fanatique de la probité et de la compétence, je ne demande qu’à voir. Je le répète, je ne suis pas militant du RCD. En vérité, Saïd Sadi agace mes 67 ans par son excès de franchise, la brusquerie de ses propos, la vivacité de son intelligence, des qualités qui vont au moraliste, au fidaï convaincu, à l’imam intègre, et non pas au politique. Du moins, le politique de mon époque. Mais moi présent, à l’heure où on lui a lancé des pierres, j’aurais sans hésitation ramené l’emblème national pour éviter que son ombre soit souillée par l’ignominie de l’agression, pour éviter aussi que cette ombre serve d’écran et d’alibi à une violence indigne et gratuite. Si les imprécations procèdent d’un amour sincère de l’Algérie, qu’elles soient proférées à l’encontre de ceux qui se drapent la tête et les épaules avec le drapeau algérien et foulent du pied les valeurs qu’il symbolise. Enfin, en tant que natif de la ville de Chlef, je demande nominalement pardon au RCD et à Saïd Sadi pour les propos irresponsables et irrespectueux tenus sur eux, à Radio-Chlef, par l’un de nos comiques locaux. Ce jeune est la victime, comme nombre de jeunes, de l’école fondamentale. On ne peut donc lui tenir rigueur de mal diriger son amertume. M. Saïd Sadi voudra bien croire que la qualité du discours d’un Chélifien est habituellement plus relevée.
26 avril 2009
Mohamed Khendek à Collo
Mohammed Khendek à Collo.
Dans la continuité du programme d’évaluation des structures et des élus initié par la direction nationale, Mohammed Khendek, secrétaire national chargé des élus et des élections et député a été l’hôte de la commune de Collo ( wilaya de Skikda).
Cette dernière est gérée par le rassemblement avec 4 sièges sur onze depuis les dernières élections locales de novembre 2007.
La rencontre qui a regroupé les membres du bureau régional, les membres de la section et bien évidemment les élus a été l’occasion pour les présents de faire une évaluation de la gestion de la commune et les différentes réalisations, œuvre du P/APC M. Djamel Ghémired et son staff.
Parmi les plus importantes, c’est la gestion transparente des affaires de la localité, puisque en date du 6 janvier 2009, un bilan public chiffré d’une année a été présenté par le premier magistrat de la commune à ses concitoyens dans une salle comble. Ce travail a été fait dans un style pédagogique ou le DATA SHOW (outil de projection sur écran) a été utilisé rompant avec la tradition des discours lus.
Le P/APC en sus des audiences, s’adresse à eux par le biais d’une lettre mensuelle publiée sur le site de la commune www.mairie.collo.com. Ce moyen de communication a été mis en place par la nouvelle équipe dirigeante.
Les rapports avec la société civile représentée par les associations sont permanents et réelles. Seule condition du P/APC, travailler avec celles qui sont sur le terrain et non pas avec celles qui fréquentent les salons feutrés.
L’amélioration du cadre de vie est aussi une priorité. Une nouvelle politique de ramassage des ordures a été mise en place en donnant un rôle au citoyen dans cette opération, puisque des bacs et des paniers accrochés aux poteaux électriques ont fait leur apparition à travers la ville.
Ce procédé a encouragé les citoyens à jeter à l’endroit leurs déchets. Nonobstant, le ramassage ensuite par les services de la commune et leur déversement à la décharge publique.
L’aménagement du front de mer, véritable lieu de rencontre des colliotes et tant souhaité par eux est une réalité aujourd’hui.
La mise en valeur de la route de la Palestine, artère menant vers les établissements publics tels l’hôpital et la protection civile a été inscrite dans le programme communal de développement( PCD) et l’entreprise chargée e la réalisation est à pied d’œuvre.
Il s’agit d’exemples succincts qui démontrent que les élus ne versant pas dans la corruption et le clientélisme, leur mission est respectée d’abord par le contribuable et suivie par l’administration. L’action des élus RCD, ne fait pas que des heureux qui sont fort nombreux, mais dérange ceux qui ont l’habitude des eaux troubles où leurs seuls intérêts et ceux de leurs clans priment.
L’APC RCD de Collo, elle aussi n’échappe pas aux tentatives de déstabilisation menées par des lobbys locaux. Mais la vigilance de M. Djamel Ghemired et son staff déjouent à chaque fois ces manœuvres.
20 avril 2009
Novembre, la Soummam et Avril 80 appellent à l'union
Le vingt avril est resté comme une date privilégiée dans l'histoire des luttes démocratiques menées en Algérie depuis l'indépendance. La réussite de cet évènement exceptionnel tient au fait que, malgré la censure et la répression, la génération d'avril 80 s'est donnée les moyens de retrouver le sens et la vérité de novembre et de la Soummam pour en adapter les valeurs aux exigences de leur époque. Pour la première fois la jeunesse algérienne sortait dans la rue pour clamer son opposition au régime et assumer publiquement ses revendications en faveur d'une nation réhabilitée dans son histoire, son identité et sa volonté de vivre dans la démocratie. Le 20 avril est important autant par son contenu que par la façon dont a été mené le combat.
Déchirée par les affrontements claniques, la vie politique était, jusque là, dominée par la violence. De l'assassinat de Abane Ramdane au détournement et à la séquestration des restes des colonels Amirouche et Haoues pendant 20 ans, les dirigeants ont honteusement abusé de leur pouvoir pour détourner le patrimoine mémoriel et matériel de la nation, créant les conditions qui ont mené au désastre actuel. Malgré ce passif, la génération d'avril s'est refusée à toute forme de violence, lançant pour la première fois, dans l'Algérie indépendante, l'idée de luttes pacifiques.
En dépit des attitudes révisionnistes qui essaient d'en réduire la portée, avril 80 est retenu par l'Histoire comme l'acte de naissance d'une nouvelle culture politique et d'une démarche de rupture avec la pensée unique qui avait écrasé et soumis la scène algérienne. Ce capital doit être préservé et transmis. C'est par ce que la plate forme de la Soummam a été occultée que l'indépendance a été confisquée. La protection des valeurs d'avril est une condition de la construction de l'Algérie démocratique et sociale combattue par les fossoyeurs de la patrie.
L'un des tenants de la falsification de l'histoire et de son corollaire : la régression économique et sociale vient de se faire introniser le 9 avril au mépris de toutes les lois. L’attaque lancée par le maire de la capitale et les manipulations de la violence à Berriane sont des signes d’une politique irresponsable basée sur la répression, la corruption et l’étouffement des libertés individuelles et collectives.
Face au despotisme et au tribalisme, le 20 avril 2009 doit être un moment de communion et de prospective. Le RCD qui revendique le printemps amazigh comme l'un des actes fondateurs de l'Algérie moderne en appelle à la solidarité et la lucidité pour que cette date soit un moment privilégié pour l'union de tous ceux qui se battent, souffrent et veulent restituer la nation algérienne au seul arbitre digne de déléguer un pouvoir : le citoyen.
Travailler à l'union des forces démocratiques est le meilleur hommage à rendre à Novembre, à la Soummam et à avril 80. Par devoir de mémoire et par nécessité politique, le RCD y travaille jour et nuit et invite tous les patriotes à commémorer ensemble et partout le beau et précieux printemps d'avril.
Alger, le 19 avril 2009. Le RCD
17 avril 2009
La télévision censure le RCD
Le 17 avril 2009 la télévision algérienne a consacré quelques secondes dans le journal de 20 heures à la cérémonie organisée à Souk Tenine en l’honneur de feu Chibane Fatah maire RCD de Timezrit, victime de la horde assassine. La présentatrice a rappelé que le défunt a œuvré avec conviction et dévouement au sein du parti ( ?!) et dans le cadre de ses prérogatives en tant que maire de Timezrit. Tout le monde a remarqué que le nom du RCD n’a pas été à cité. Pourtant on a bien cité juste avant le HMS, le PT dont on a couvert avec détails les activités. Y a-t-il des lettres prononçables et d’autres non ?
Le téléspectateur non averti peut être induit en erreur. Mais n’était-ce pas l’effet recherché ? Bizarre, bizarre… On rend hommage à un des enfants du RCD, martyr du devoir, mais on s’interdit de prononcer ces trois lettres: RCD.
Quelle époque vivons-nous ?
15 avril 2009
Symboles et mémoire d’une nation
Par :Mustapha Hammouche
Entendre un journaliste interpeller le ministre de l’Intérieur sur les mesures à prendre contre le RCD dans l’affaire du drapeau noir a quelque chose d’écœurant, en ce que cela donne la mesure des dégâts de l’entreprise de “dé-mémorisation” de la société. Drôle d’époque ! On s’effarouche que le RCD ait suspendu un drapeau noir au front de son siège et on conçoit parfaitement que des gens, qui ont procédé à des massacres de villages entiers, doivent être “réinsérés” dans la société, et même dans la vie politique, sans qu’on leur fasse le moindre reproche sur leurs crimes ! Ces “justiciers” à deux vitesses ne se demandent même pas, au préalable, d’où vient le RCD. Sinon, ils se rappelleraient, s’ils ont encore la capacité de se rappeler, que ce sigle a couronné un long et pénible cheminement militant, qui est pour beaucoup dans le mûrissement national de cette idée de démocratie dont beaucoup se prévalent aujourd’hui, tout en la combattant bien entendu par la fraude, le clientélisme et la manipulation. C’est l’issue de ce combat et d’autres qui permet, actuellement, à un régime qui impose la pensée unique de proclamer ses taux électoraux magiques comme les résultats d’une “élection libre”. Mais, on l’a oublié. C’est toujours l’oubli qui permet au terroriste Mezrag d’assumer comme un acte rédempteur l’assassinat de Abdelhak Benhamouda en ne suscitant qu’un ou deux murmures de désapprobation. Pourtant, sans le CNSA, dont il fut l’initiateur, la République qui, de nos jours, ne compose plus qu’avec l’intégrisme, aurait été emportée par l’offensive obscurantiste. Mais les redresseurs de torts d’aujourd’hui l’ont oublié. L’effarouchement provoqué par l’histoire du drapeau noir chez certains n’est pas sans rappeler les réactions chagrinées à l’appel à la résistance de Sadi en 1993. Jusque dans l’État, des voix émues exigèrent que le bûcher fût dressé pour lui. Aujourd’hui, on revendique volontiers son appartenance à un certain “parti des patriotes”. D’où viennent les “patriotes” sinon de cet élan de résistance, invalidé sur le moment, convoité par la suite ? En réduisant ce parti à un acte anecdotique dont on s’horrifie théâtralement, on espère la liquidation d’un mouvement qui, parce qu’il a existé, fait que l’Algérie ne peut plus se résumer au produit du compromis actuel. D’ailleurs, ses erreurs ne viennent que de ce qu’il lui arrive de succomber à l’attrait du compromis. Le RCD laissa, dans cette attitude, plus de cent militants assassinés pour ce qu’ils étaient : défenseurs de la République laïque, patriotes répondant à l’appel du devoir, présidents d’APC restés à leurs responsabilités au temps du sauve-qui-peut. Il y a un pan de l’Histoire récente que certains, on le comprend, voudraient bien gommer de la mémoire nationale. Avant de crier “haro sur le baudet”, que chacun se demande où il était quand les drapeaux noirs défilaient en rangs serrés dans Alger, quand le mot moudjahid avait changé de sens, quand simplement, il n’était plus sans risques de défendre les symboles de la nation. Si l’on commençait par nous rappeler ? Alors, peut-être, saura-t-on qui peut demander des comptes à qui.
M. H. Liberté du 14/04/09.
12 avril 2009
Expédition contre le siège du RCD
Attaque du siège du RCD : une caméra a tout filmé (VIDEO)
http://www.tsa-algerie.com/Attaque-du-siege-du-RCD---une-camera-a-tout-filme--VIDEO-_6643.html


