RCD SKIKDA. المكتب الجهوي. سكيكدة

RCD. Rassemblement pour la culture et la démocratie.Bureau régional de Skikda. Algérie.

25 février 2009

Le RCD à Malte

lamine___malte

De g à d ZETARENE Lamine, Nicholas Collins du NDI, Marc LAVIGNE E et David NASSAR experts du NDI, MAAKNI Hamid, Jeffrey ENGLAND directeur Supérieur au NDI Washington et Mlle MESSOUS Linda


Une délégation du RCD composée de Melle Messous Linda, M. Maakni Hamid et M. Zetarene Lamine, membres du Conseil national et respectivement membres des Bureaux régionaux d’Alger de Tizi-Ouzou et de Skikda, a pris part a une mission de formation sur l’amélioration des techniques d’observation électorale organisée par le National Democratic Institut du 20 au 24 février à Malte.
Le programme a commence par l’allocution de bienvenue le 20 février de M Jeffrey England, directeur Supérieur de programme au NDI, et la présentation de M. Marc Lavigne expert en gouvernance et organisation politique et M. David Nassar, coordinateur de la campagne de B.Obama.
L'objectif étant de développer des stratégies d’observations sur le plan opérationnel aussi bien au niveau local, régional que national et le recrutement d’observateurs pour encourager la participation citoyenne.

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12 février 2009

Célébration du 20ème Anniversaire du RCD à Alger

Intervention de Saïd SADI devant les militants d’Alger et les amis du RCD, le 12 février 2009 au centre culturel d’El Biar.

Mesdames, messieurs, c’est avec émotion et fierté que je vous souhaite la bienvenue, vous, militants qui êtes engagés sur le terrain avec nous ou citoyens qui partagez nos valeurs.

Cela fait 20 ans que nous nous battons pour donner à la nation algérienne une perspective ancrée dans ses racines et qui l’installe dans l’universalité. Beaucoup des nôtres, jeunes pour la plupart, ont payé de leur vie leurs convictions. Nous ne les avons jamais oubliés mais leur souvenir pèse davantage aujourd’hui car leur sacrifice rappelle cruellement, dans la conjoncture actuelle, le prix d’un désastre national sans fin.

Mesdames, messieurs,

Ce moment est émouvant mais je ne vous imposerai pas mes états d’âme.

Je vais essayer de vous donner mes impressions sur un parcours de vingt ans car je pense qu’à travers l’expérience RCD, on peut mieux saisir les potentialités du pays que d’aucuns considèrent inéligible au progrès et la démocratie.

Le cas du RCD est à la fois singulier et ordinaire.

Avant la création du RCD, nous faisions régulièrement des allers et retours en prison pour diverses revendications : question identitaire, libertés démocratiques, droits de l’Homme, protection de la mémoire des martyrs…

Issus de la génération d’après guerre, nous refusions de nous soumettre au diktat du parti unique mais dans les années 70/80 nous peinions à trouver un socle idéologique et un substrat politique pouvant légitimer un projet politique global.

Le régime était fort et l’opposition réduite à l’exil ou la clandestinité.

Les expériences que nous avions faites, les uns et les autres, dans les formations traditionnelles de l’opposition s’étaient toutes révélées inopérantes. Les raisons en étaient multiples. Divisions héritées de la guerre, conception violente des relations politiques, clandestinité qui ajoutait à la terreur des citoyens…

En 89, il a fallu prendre la décision de dire solennellement que  des Algériens se donnaient le droit de faire et de dire publiquement ce qui leur convenait dans leur pays en créant un parti.

Les contacts longs et difficiles que nous avions pu établir avec diverses personnalités nous ayant précédés dans la lutte, nous avaient permis de reconstituer l’essentiel des repères du mouvement national dont une censure permanente nous avait coupés jusque là.

Le deuxième défi consistait à élaborer et revendiquer un programme politique dont le contenu inédit était en tout point opposé au discours officiel.

Il faut bien se rappeler que le socialisme était constitutionnellement décrété irréversible, l’économie de marché une hérésie, la question identitaire une invention du colonialisme, les droits de l’homme une provocation de l’occident, la laïcité une offense à la sensibilité du peuple et le multipartisme une proposition politique bourgeoise inspirée de l’étranger jaloux de notre révolution.

Aujourd’hui ces assertions peuvent paraître puériles et caricaturales, elles n’en étaient pas moins la réalité de l’époque.

Une fois construit, le projet devait être porté par une formation politique.

Là encore, les obstacles les plus complexes ne venaient pas de là où on les attendait : du pouvoir ou des catégories opposées à la démocratie. Ce sont des élites, probablement usées, qui se dressèrent souvent pour disqualifier le projet démocratique porté par l’opposition. Ou ne concevait pas d’alternance hors du système.

Combien de fois n’a-t-on entendu des personnes, à priori avisées des méfaits du populisme du régime, nous invectiver au motif que nous soulevions des débats qui choquaient la sensibilité algérienne.

Que de fois n’a-t-on entendu des cadres dénoncer en privé la démission du régime devant les grands sujets sociétaux et disparaître dès qu’il fallait assumer publiquement ses convictions.

Je me rappellerai toujours de la visite que m’a rendue en 1990 un militant communiste, par ailleurs respectable et aujourd’hui disparu, paix à son âme. Il me disait, sentencieux, que nous avions tort de nous opposer à l’intégrisme car, dans le cas algérien, le FIS exprimait l’islam des pauvres. Il a eu le temps de réviser son point de vue ; mais que de temps et d’énergie perdus.

Aujourd’hui encore, on entend chaque jour des personnes acquises à la démocratie qui conviennent que le régime est inamendable mais qui s’interdisent tout engagement devant les situer en dehors du système.

Ils s’en trouvent même qui nous expriment leur sympathie mais au moment du choix politique, une irrépressible attraction les pousse vers les candidats du pouvoir. 

Ces anecdotes ne visent ni à se désoler ni à condamner. Mais elles montrent bien la complexité de l’environnement politique et intellectuel dans lequel nous avons évolué et qui, dans une large mesure, continue de piéger la scène politique nationale.

En tant que parti il a fallu tout inventer tant la vie publique était cadenassée.

Et s’il fallait retenir quelques satisfactions dans notre bilan en ce vingtième anniversaire, ce ne sont pas, forcément, les décisions prises par le RCD et qui sont retenues par l’opinion qui m’auront, personnellement, le plus convaincu des véritables attentes de notre peuple.

Oui il fallait appeler à la résistance citoyenne, oui il fallait prôner le rééchelonnement de la dette extérieure pendant qu’il en était encore temps et au moment où tous les dirigeants fuyaient leur responsabilité. Oui il fallait continuer à assumer un projet national moderne, populaire et démocratique dans toutes ses déclinaisons même si la tendance générale était au renoncement et aux compromissions.

Mais je crois que dans le bilan du RCD, ce qui restera et qui sera retenu comme essentiel quand notre pays aura retrouvé mémoire et liberté, ce sont des actions souvent méconnues mais qui ont permis au parti de durer, de garder son cap et montrer qu’il était possible de prouver, par l’exemple concret, que dans l’Algérie des ténèbres et de la gabegie, des femmes et des hommes honorent le mandat dont les ont investis les citoyens.

Ces acquis ne passionnent pas les media, ils ne sont pas nécessairement valorisés dans une culture où le passe-droit et l’incurie sont revendiqués comme des vertus ou, en tout cas, des conditions d’efficacité professionnelle et de promotion sociale.

Au plan éthique, il nous a fallu faire preuve d’une vigilance de tous les instants dans un pays gagné par le cynisme.

S’imposer une morale collective dans un parti alors que tout appelle à la prédation vous expose à être vécu comme un naïf ou un marginal, sans réelle connaissance des mécanismes qui régissent la communauté.

Il a fallu tenir bon et prendre publiquement les décisions qui s’imposaient à chaque fois qu’un militant commettait un acte répréhensible dans le cadre de sa mission et ceci quel que soit son niveau de responsabilité,    

Nous avons élaboré une charte de l’élu, conçu des structures pour former et encadrer nos représentants dans les institutions malgré toutes sortes d’entraves ou, pire, malgré les encouragements du pouvoir à commettre des délits.

Exiger, d’une assemblée où le RCD a la majorité, que les élus donnent un bilan annuel public n’a rien de spectaculaire. Je reste pourtant persuadé que cette pédagogie est à la base de tout rétablissement de confiance entre le citoyen et les instances de représentations populaires.

Au moment où je vous parle, un président d’assemblée communale qui a dilapidé le patrimoine de sa commune, exclu des rangs du RCD, est toujours maintenu par le wali dont il relève.

Un autre responsable d’une autre commune qui a enregistré un bilan exemplaire dont vous avez pu prendre connaissance dans la presse est révoqué en violation de toutes les réglementations en vigueur.

Quand nous avons appris qu’un ministre, issu de nos rangs, s’adonnait à des détournements, nous n’avons pas hésité une seconde à le dénoncer publiquement. Sitôt éjecté du parti, le pouvoir le prend en charge et lui finance un journal.

Quelles que soient les difficultés, quel que soit le prix à payer, nous avons apporté et nous apporterons toujours à nos concitoyens la preuve que dans leur pays il y a des dirigeants qui conçoivent la responsabilité politique comme un devoir sacré.

Autre acquis passé inaperçu auprès du grand public et qui se révélera tôt ou tard comme un fondement majeur de la culture démocratique, si l’on veut bien convenir qu’en Algérie aussi la vie politique est d’abord affaire de parti : la conception d’une gestion moderne et transparente d’une formation politique..

Quand des jeunes arrivent parmi nous, ils nous viennent de l’école et de la rue algériennes.

Le RCD a été le premier parti, et pendant très longtemps, le seul à avoir organisé des écoles de formation.

Nous avons, dans la même optique, initié avant de les pérenniser, les universités d’été où les cadres du parti, rencontrant des animateurs de la société civile, confrontent leurs idées sur les grandes préoccupations de la nation.

Autre innovation : nous avons été et nous demeurons malheureusement les seuls à produire une littérature politique ; qu’il s’agisse de sujets qui invitent à la réflexion ou d’ouvrages qui fixent les expériences vécues par le parti.

Aujourd’hui, il se trouve que le RCD est l’unique parti algérien à disposer d’un site internet digne de ce nom. Des bureaux régionaux s’équipent des mêmes outils et les ouvrent aux citoyens.

Respecter les statuts et les procédures arrêtées en congrès demeure une spécificité de notre Rassemblement puisque, là aussi, le RCD est le seul parti à tenir ses réunions organiques régulièrement alors que des formations, abreuvées par les financements publics et qui ne connaissent donc aucune contrainte logistique ou financière, se réunissent au gré des influences et intérêts claniques.

Pour être crédible en tant que gestionnaire, il faut convaincre que l’on peut être à l’écoute du citoyen et fonctionner dans un cadre régulier et selon des règles connues et respectées par tous.

Construire un projet politique crédible et adapté demande lucidité et courage politique. Le transformer en actes et conduites politiques dans un pays régi par la censure et la corruption demande plus. Beaucoup plus. Il faut de la conviction et de l’humilité au jour le jour.

Si aujourd’hui nous sommes là à porter l’espérance démocratique malgré les entraves et le désarroi qui mine notre pays, c’est que la substance fondamentale du parti repose sur des valeurs et des normes qui transcendent les aléas et les provocations.

Il y a quelques mois de cela nous avons fait un périple de plus de

2700 km

dans le pays. Nous étions loin de toute échéance électorale. L’accueil et la ferveur des couches populaires furent le plus bel hommage que peut espérer un militant.

Paysans, fonctionnaires, jeunes et femmes se sont confiés à nous. Beaucoup, menacés par l’administration, n’ont pas cédé et ont tenu à nous exprimer leur reconnaissance et leur disponibilité.

Pour l’instant, la fraude fausse toute consultation électorale, brouillant ainsi la carte politique du pays. Mais le jour où nos concitoyens pourront voter librement, on pourra voir vraiment à quel projet adhère l’Algérien aujourd’hui.

Nous faisons des sorties régulièrement sur le terrain. Ces activités ne connaissent pas d’écho médiatique. Elles restent pour nous des sources d’enseignements majeurs.

Ces dernières années, des mutations considérables sont apparues dans notre société, notamment chez la jeunesse.

Tous les subterfuges ont été testés pour aveugler, désinformer et décérébrer le jeune Algérien.

Nous observons quotidiennement sur le terrain la rupture tectonique qui sépare chaque jour un peu plus le pouvoir de la jeunesse.

Aucun tabou, aucun interdit, aucune force ne pourra empêcher notre jeunesse de s’émanciper du système actuel.

Pour l’instant, la révolte s’exprime dans la violence, la harraga ou les défis qui consistent à dégrader tout symbole qui rappelle le pouvoir.

Nous n’avons pas beaucoup d’efforts à faire pour transformer cette rage en énergie créatrice.

Dès lors qu’il y a confiance et respect, le jeune Algérien s’implique généreusement dans l’effort et la solidarité.

C’est à cet appel que nous devons répondre, c’est cette disponibilité que nous devons prendre en charge.

Nous avons produit un projet populaire crédible. Nous avons construit un parti qui n’a jamais tergiversé sur ses valeurs.

Nous avons été présents au moment des semailles et des périls. Nous serons présents pour concrétiser l’espoir.

Aujourd’hui même, l’État organise à

la Coupole

une orgie politique où l’obséquiosité le dispute à l’indignité.

Aux fastes de

la Coupole

nous opposons la modestie de notre cérémonie.

A l’opportunisme des courtisans de là bas nous opposons la dignité de chaque citoyen d’ici.

Nos vingt ans achèveront leur agonie.

A l’homme qui dilapide en ce moment même les deniers de l’État pour donner un sens à sa vie, nous opposons deux jeunes militants anonymes. Ils sont nés en février 89. Ils ont l’âge du RCD. Ils ne demandent ni à frauder le fisc ni à bénéficier d’un chèque. Ils apportent leur fraîcheur et leur générosité. Ils veulent vivre libres et dignes dans leur pays. Ils militent dans le RCD. C’est, m’ont-t-il dit ce matin même, un honneur pour eux. Qu’ils sachent, et je me permets de le leur dire en votre nom à tous, que c’est un bonheur pour nous de voir que l’Algérie compte parmi ses enfants des jeunes de leur valeur.

Au final, c’est eux qui apportent le message d’espoir au pays.

Nous avons un combat et des valeurs à leur faire découvrir. Nous leur proposons un cycle de formation dans la prochaine mission qui sera faite à l’étranger. Nous opposons la jeunesse à la sénilité, la dignité à la servilité et le savoir à l’ignorance et la cupidité.

Merci d’être venus si nombreux.

Saïd Sadi

Said_sadi

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10 février 2009

Anniversaire du RCD

Message du Président Saïd SADI à l’occasion du vingtième anniversaire du RCD


9 février 1989 – 9 février 2009 : vingt ans. Le temps d’une génération, le RCD a réhabilité le message des aînés renié par un régime despotisme, construit un projet alternatif dans un climat de misère et de terreur et formé de jeunes cadres grâce auxquels notre Rassemblement est reconnu dans toutes les régions d’Algérie comme le parti de la dignité, du patriotisme et de l’espoir.

Nourrie aux principes de novembre et de

la Soummam

, la génération RCD en a traduit et actualisé les valeurs.

Les épreuves n’ont pourtant pas manqué. Répression et assassinats ont accablé notre famille politique plus que toute autre formation. Nos proches ont enduré abus, angoisses et frustrations.

Mais pour avoir fondé notre combat sur les convictions et non les personnes, pour avoir eu la lucidité et la persévérance de privilégier la perspective au conjoncturel, nous avons pu vaincre la peur, l’usure et la trahison.

Le défi n’était pas simple.

Porter un projet démocratique et affronter un système qui a fait de la violence et de la corruption des principes de gouvernance n’était pas chose aisée pour un parti qui avait choisi, dès le départ, la lutte pacifique et qui devait, de surcroît, animer un débat public déserté par les élites.

Identifier et structurer des dossiers comme ceux de l’identité nationale, des droits de l’homme, de l’environnement, de la laïcité, du statut de la femme, de la régionalisation, de la compétitivité économique, de la construction de la matrice nord-africaine et se battre quotidiennement sur le terrain contre la désinformation et les fraudes électorales relevait d’une audace que beaucoup décrivaient comme une entreprise hasardeuse sinon vaine.

Aujourd’hui, la grande majorité des acteurs politiques et sociaux conviennent, avec plus ou moins de bonne foi, de la légitimité de nos revendications quand ils ne s’en réclament pas ouvertement.

Comment un parti,  portant un discours de vérité dans un environnement politique dominé par la démagogie, a-t-il pu s’imposer sur la scène nationale comme le repère et l’instrument auxquels tout le monde en appelle quand il convient d’apporter des solutions aux problèmes du pays ou qu’il faut dénoncer ou combattre une menace qui pèse sur la nation ?

Cette performance mérite d’être méditée. Sans vanité ni fausse modestie.

Après 20 ans, je crois pouvoir dire que notre pérennité et notre crédibilité tiennent avant tout à deux choses.

En refusant la précipitation et l’improvisation, c'est-à-dire l’opportunisme, dans ses recrutements et son organisation, le RCD s’est doté d’une base organique qui l’a préparé à mieux affronter les agressions du régime et prémuni contre les méfaits de la faute individuelle.

La deuxième donnée qui porte notre dynamique vient de notre statut de militants et de formation surs de leur probité. N’ayant rien à demander et rien à se faire pardonner, le RCD a toujours dit et fait ce qu’il considérait être le mieux pour la collectivité nationale au moment où beaucoup attendent d’être autorisés ou protégés pour s’exprimer.

Ce double investissement constitue un inestimable capital qui nous permet d’être ici aujourd’hui, 20 ans après la naissance de notre parti, revendiquant tout à la fois l’héritage de nos aînés, le bénéfice de notre combat et la confiance de la jeunesse.

Et le plus grand succès du RCD, c’est d’avoir réussi à capter l’intérêt et l’adhésion du jeune algérien abandonné, désinformé et, croyait-on, définitivement conditionné pour être captif de l’idéologie d’un régime autiste.

Chers amis,

Nous avons accompli un travail qui marquera l’histoire de l’Algérie d’après guerre et qui pèsera sur l’avenir de notre pays.

A chaque épisode décisif de notre histoire, le RCD a répondu présent. Le 12 novembre, notre parti sera seul pour défendre l’honneur algérien face à un coup de force constitutionnel qui laissera sans voie le reste de la classe politique.

Dans deux mois, et sauf imprévu majeur, l’Algérie va devoir subir une agression politique supplémentaire à travers un simulacre d’élection présidentielle qui dégradera d’avantage les institutions et discréditera un peu plus l’image de notre pays sur la scène internationale.

Les patriotes ont attendu et suivi avec attention, avant de la saluer, la position de notre conseil national extraordinaire à propos de la prochaine présidentielle. Notre décision a redonné confiance à nos compatriotes et amorcé un mouvement de résistance citoyenne qui fait écho à celui que nous avions lancé au moment des grands périls.

Une telle audience ne saurait relever des seules considérations conjoncturelles.

Ce sont la constance et l’intégrité de notre parcours qui font que notre parole est écoutée.

La spécificité du RCD c’est que le militant le plus anonyme peut représenter par sa ferveur et sa volonté le combat qui nous implique tous. Ce socle culturel est notre force. C’est un viatique qui doit être protégé, entretenu et renforcé. Par devoir de fidélité à ceux qui ont payé de leur vie leur engagement à nos côtés mais aussi par nécessité politique car il n’y pas d’autre salut pour le parti et la nation en dehors de la sincérité et la transparence. 

   

Chers amis,

Dans la vie d’un parti, qui est à la fois une force de contestation et de proposition, une période de 20 ans suffit à peine à la gestation d’un projet politique. Pendant ce temps, nous avons restauré notre histoire nationale, sauvé la patrie d’un naufrage certain et offert une alternative crédible et cohérente au pays. Même dans les nations stables, il y a peu de formations politiques qui peuvent s’enorgueillir de tels bilans. 

Nous avons semé la bonne graine, le champ des espérances va éclore. Nous devons coûte que coûte maintenir le cap. N’oublions pas que dès le départ, nous savions que « tout le monde a droit à l’erreur hormis nous ».

Nous n’avons pas emprunté les voies les plus simples mais nous avons tracé les chemins les plus justes.

Pour avoir rencontré et longuement écouté beaucoup de nos concitoyens et amis étrangers, je peux vous assurer que nous pouvons légitimement goûter au plus beau des cadeaux d’anniversaire : la reconnaissance et le respect, si rares et si précieux dans notre pays.

A chacune et chacun d’entre vous, à chaque membre de vos familles, sans lesquels notre lutte n’aurait pas connu une telle résonance, je souhaite un bon anniversaire et vous dit à très bientôt pour de nouvelles conquêtes.

                                                                                         Saïd SADI

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