RCD SKIKDA. المكتب الجهوي. سكيكدة

RCD. Rassemblement pour la culture et la démocratie.Bureau régional de Skikda. Algérie.

10 mars 2008

RCD COLLO


L'APC de Collo se dote d'un site internet


L’action est à mettre à l’actif de l’assemblée RCD issue des locales du 29 novembre. La relation entre administrateurs et administrés se retrouve ainsi fortement consolidée.
Sur la page d’accueil, on peut lire les propos du P/APC, Ghemired Djamel : «Je ne cesserai à chaque occasion de remercier les citoyennes et citoyens pour leur confiance et leur soutien indéfectibles ainsi que pour leur civisme. J’ai toujours cru en cette convivialité pour qu’ensemble nous organisions et érigions une solidarité entre tous et tout problème trouvera solution dans cet élan fédérateur. Chaque région a l’histoire de sa géographie. Collo qui nous offre des sites enchanteurs doit et devra retrouver sa candeur d’antan. La municipalité est l’axe de toutes les préoccupations et je veillerai personnellement pour qu’elle soit au service de tout un chacun. L’espoir, la volonté et le courage sont nos matériaux. Unissons-nous et œuvrons pour un développement harmonieux et durable pour affranchir Collo. » Mensuellement, le P/APC aura également à rédiger sa lettre en line. Dans celle du mois en cours, il a eu à louer en particulier les efforts de Ali-Messiad Bouzid, le concepteur du site internet. Dans ce site, la diffusion de l’information n’est pas restrictive aux seuls Colliotes, elle peut intéresser tout le monde du fait de la diversité des thèmes ornant les fenêtres proposées : Collo mairie, Collo documents administratifs, Collo citoyenneté, Collo Tourisme, Collo sport et Collo culture. L’ouverture de toutes les pages visitées est illustrée par les paysages magnifiques de la ville, une sorte de promotion touristique en line. Cette ouverture technologique de la mairie de Collo est venue en appoint de celle fonctionnelle depuis 18 mois, le site internet animé par les anciens émigrés www.collo21.com en l’occurrence. Un site riche, du moins dans sa tentative communicative et de mise en valeur des richesses touristiques, archéologiques, historiques et dialectales que recèle Collo. Le surfer peut consulter plusieurs fenêtres en fonction de ses préférences, infos touristiques, hôtels, archéologie. Un forum de discussions est le point commun entre les deux sites, chacun y va de sa plume contributive au développement de la ville. L’APC de Skikda devrait suivre l’exemple colliote.
Zaïd Zoheir Le soir d'Algérie du 10/03/08

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Communiqué de Presse

SECTION DU RCD BERRIANE
COMMUNIQUE DE PRESSE

La tension qui ne cesse de persévérer et la recrudescence de la violence dans un climat d’incertitude et d’insécurité interpellent les pouvoirs publics à trouver et favoriser des mécanismes adéquats à une sortie salutaire de cette tourmente apocalyptique. Faute de vrai dialogue et de profondes concertations, il n’est pas trouvé mieux que d'engager une procédure d’improvisation, de dépassements flagrants et de faire opérer avec des méthodes anachroniques. Les solutions palliatives, improvisées et préfabriquées se sont avérées vaines et sans issue. A quoi importe cette situation et à qui en profite ?
La violence continue, le chemin qui mène à l’école est totalement insécurisé. Les enfants scolarisés, déjà très traumatisés, sont couramment tabassés au vu et au su des autorités et ce, par des hordes d’individus cagoulés. Des scènes de jets de pierres sont quotidiennes à la sortie des classes, au point où des filles et des garçons sont privés de leurs cours. Cependant d’autres écoliers ont carrément abandonné les bancs des écoles, alors que l’année scolaire tire à sa fin. La majorité des enfants de notre ville sont sous l’empire de la trouille. Cette situation se répercute de façon délétère et générale sur BERRIANE, et, d’un autre coté, contribue au maintien de la tension et de l’instabilité citoyenne. L’irresponsabilité et l’amalgame ne peuvent qu’aggraver davantage la situation locale et globale.
Ni les appels de détresse lancés, ni les lettres expédiées, ni les dénonciations ne semblent émouvoir les pouvoirs publics, plus enclins à faire dans les rapports de synthèse, généralement truffés de contrevérités et de satisfecit et ce, dans la crainte de voir s'abattre sur eux les foudres des décideurs et dans le souci de ne pas mettre leur « carrière » en péril.
Bien que la sonnette d’alarme soit tirée, les responsables demeurent sourds, et ne semblent pas en mesurer ni la gravité, ni les répercussions, ni les retombées et ce, en dépit que les autorités disposent d’un grand pouvoir. Ces autorités en panne d’idées, de pragmatisme et de bonne gestion ne trouvent qu’à faire dans la provocation. Faute de vrai dialogue et de profonde concertation, l’on n'a pas trouvé mieux que d'engager une procédure d’improvisation et de replâtrage et ce, dans une vision manichéenne, stéréotyée et révolue.
Les autorités ont fatalement failli à leur mission. Le citoyen est resté perplexe, hébété et s’interroge aujourd’hui sur le maintien de ces responsables en place en dépit de toutes les maladresses commises. S’agirait-il d’un complot ?
Les arrestations arbitraires, les agressions morales et physiques, les tortures, le traitement sélectif des détenus… Des coups et menaces dans les locaux de la gendarmerie sont tant de violations des Droits de l’Homme à déplorer. Au lieu d’apaiser et d’atténuer la tension, les responsables les voilà entrain d’alimenter la haine.
Devant cette situation d’aggravation et de pourrissement, nous renouvelons notre appel à l’engagement d’une commission d’enquête indépendante pour illustrer tous les non dits de cette tourmente qui vient de troubler et d’endiguer la paix dans notre paisible ville.
Il incombe à l’Etat d’asseoir en toute urgence la sécurité. La sécurisation des chemins des deux lycées de Madagh est à la charge du Wali. Ce dernier doit mobiliser tous les moyens y attenants, ce n’est qu’un devoir élémentaire et le droit citoyen le plus basique.
La situation des sinistrés est aussi dramatique et déplorable. Les pensées sont mélangées et douloureuses. Plus de 167 familles sinistrées sont livrées à elles-mêmes. Ces dernières, qui demeurent entassées dans des dizaines de logements appartenant à des proches, survivent sans ressources dans des conditions plus que précaires. A présent, la situation d’insécurité, de négligence et d’abandon agonit une bonne partie de la société civile de délabrement total et fatal. Il est constaté avec amertume que les humbles maisons construites par le passé dans le respect des règles et des lois de la République, et au prix de toute une vie de labours, de privations et de sacrifices, sont parties en « fumée ». Y a-t-il lieu de rappeler ici qu’il s’agit d’une question de vie de centaines de vies humaines ?
Des opérations de délogement des citoyens de leurs maisons par force, par menaces, continuent d’être vécues devant l’impotence connivente des autorités. Devant cette situation désastreuse et chaotique, nous exigeons encore une fois de l’Etat de garantir à l’ensemble des citoyens les droits constitutionnels, notamment l’article 24.

Dans un processus d’éducation sociale et d’interactions constructives, interculturelle et civilisatrices, il incombe à l’Etat la satisfaction urgente de :

• La généralisation obligatoire, systématique et aux différents cycles de l’enseignement de la langue amazighe dans toute la région Mzab et ce, dans une approche interculturelle. Cela s’impose aussi pour une meilleure communication des deux communautés et une bonne reconnaissance mutuelle. C’est une condition sine qua non du respect réciproque et de la reconnaissance d’autrui.
• La reconnaissance officielle et immédiate du rite ibadhite au même titre que les autres, son introduction dans le système éducatif, la dénonciation via les mass médias de la désinformation et la prohibition des fatawi générant la haine contre cette partie du peuple algérien. Cela est un devoir étatique et une réparation historique des forfaitures commises à l’encontre du rite ibadhite.

Ceci étant, la Section du RCD-BERRIANE lance un appel à l’ensemble des citoyens pour plus de vigilance et de sérénité, pour plus de civisme et de sens constructif. Point de complaisance, la situation est grave ; un travail d’apaisement, de rapprochement et de proximité via la société civile et le mouvement associatif entrepris par l’APC est à encourager et à développer pour contenir la crise. Devant une telle situation, nous sommes convaincus qu’il est très possible de concilier même des intérêts contradictoires par des moyens pacifiques.

RCD-BERRIANE, le 01 mai 2008

Posté par RCD-BERRIANE, 05 mai 2008 à 08:39

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