RCD SKIKDA. المكتب الجهوي. سكيكدة

RCD. Rassemblement pour la culture et la démocratie.Bureau régional de Skikda. Algérie.

18 juin 2009

Le FFS dénigre le RCD.

         Le responsable du FFS au niveau de la wilaya de Skikda s’attaque sans aucune retenue au RCD. Le communiqué publié par le quotidien En Nasr du 18 juin 2009 est on ne plus outrageant  et surtout truffé de contrevérités et de mensonges servis  à desseins.

      Ce « responsable » ou plutôt cet irresponsable demande l’ouverture d’une enquête sur la gestion du RCD de la commune de Collo en avançant des arguments fallacieux qui ne peuvent tromper personne et à propos desquels  le maire  a donné de nombreuses et précises explications.

     Il exige une gestion transparente de la commune !! De qui se moque-t-on ? Le maire Ghemired Djamel a été le premier maire de Collo à présenter publiquement un bilan minutieux d’une année d’exercice. Pourtant, ce personnage était à ce moment-là présent dans la salle. Omission motivée ou tare regrettable ? Ne voit-il pas que la mairie de Collo est en verre depuis la venue du RCD ? Monsieur, la commission d’enquête est la bienvenue à tout moment chez nous, l’est-elle chez vous ?

     Ne connaissant aucune limite à l’indécence, cet individu s’attaque à la famille du maire lui reprochant d’être une grande famille ! Inouï ! Nous savions que ce personnage était handicapé moteur suite à un malheureux et regrettable  accident de voiture mais apparemment le mal est plus profond.

     Mais pourquoi cette attaque virulente contre le RCD ? La genèse de certains faits sciemment omis par le sieur, éclairera certainement le lecteur.

     La personne en question dispose d’une habitation  au niveau du lotissement Chetti de Collo. Lorsque la Sonelgaza procédé à l’installation d’un transformateur  près de sa construction, il s’est empressé d’aller se plaindre au maire arguant que ce genre de transformateur a des répercussions sur la santé des personnes et que les normes exigent qu’il soit placé à plus de 5 mètresdes habitations. Tenant compte de ces informations, le maire prend contact avec le responsable de la  Sonelgaz au niveau de Collo qui lui affirme qu’il n’y a aucun risque sur la santé  des citoyens et qu’au contraire, cela permettra d’enlever les câbles aériens pour les remplacer par un réseau souterrain. De plus, le transformateur en question se trouve à plus de 6 mètres de la dite habitation. Voyant ses justifications incontestablement réfutées, notre personnage revient voir le maire pour lui dire que le transformateur cache les locaux qu’il a au rez-de-chaussée et que le monsieur loue au prix fort. Son  but était donc de s’accaparer illégalement un terrain communal. Eh, oui tout ce cinéma pour en arriver là ! Le  maire lui a alors signifié que les raisons avancées sont irrecevables. Le personnage entre dans une colère folle et menace de provoquer une révolution (Rien que cela ?). Il dépose auprès des autorités compétentes une demande de marche contre le RCD le 20 juin. Cette demande lui a été refusée. Dommage ! Nous aurions bien voulu voir combien de personnes il aurait convaincues. Quel spectacle nous aurions eu : un énergumène clownesque défilant au milieu de gamins, un spectacle qui nous aurait rappelé Didi Barachou de La grande maison de Mohamed Dib.

      Il se permet de parler au nom des citoyens de Collo, au nom de la famille révolutionnaire... Mais qui lui a délégué cette autorité ? Sans nul doute, personne. Il avance des slogans creux, des principes sans âme pour assouvir des intérêts personnels mais personne n’est dupe.

     Il essaie d’apitoyer les gens sur son état d’handicapé mais on s’apitoie beaucoup plus sur son état mental que sur son état physique. Il critique le RCD parce que nous visons les cimes de  la probité et du dévouement pour la patrie alors que lui et ses quelques compères font du rase-mottes en matière de réflexion politique quand ils ne gisent pas dans les abysses de la médiocrité.

     Non, Monsieur, vos jérémiades n’impressionnent personne pas plus  que vos intimidations. Vous représentez un parti qui vraisemblablement se bat pour la justice et l’Etat de droit. Mais apparemment, pour vous, ces valeurs se limitent à votre personne. Hélas, vous ayant connu à travers vos combinaisons douteuses et malhonnêtes, nous comprenons pourquoi ces termes se  sont vidés de leur sens originel pour faire désormais partie dans vos propos du champ lexical de la déchéance et de la chienlit.

NB. Il est à noter que ce parti n'a aucun élu au niveau de la commune de Collo

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05 juin 2009

Intervention de Saïd Sadi au Conseil national du 04 juin 2009

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Le 12 novembre annonçait un raidissement dans la vie politique nationale algérienne qui sera consacré par la fraude électorale du 9 avril.

Ces deux dates confirmaient de façon claire et solennelle que le régime algérien allait finir sa vie politique telle qu’il l’avait commencée en 1957 quand les clans les plus rétrogrades du FLN s’emparèrent du pouvoir par :

·         les éliminations physiques ;

·         la constitution de l’armée des frontières qui allait confisquer le libre choix des Algériens.

Période de déclin systémique et d’espoir alternatif, ce moment historique appelle de notre part recadrage organique, adaptation stratégique, formation et mobilisation de la jeunesse et investissement  rationnel et soutenu de la scène internationale.

Qu’a fait le RCD depuis la rentrée sociale ?

Extérieurs aux jeux claniques et sous terrains, le RCD s’est positionné, dès le départ, sur la base de lectures politiques qui tiraient leurs enseignements historiques des luttes du peuple algérien.

Les valeurs fondatrices de

la Nation

étant niées, il fallait alerter notre société sur la gravité du moment. Nous avons été les seuls à dénoncer et voter contre le coup d’Etat du 12 novembre. Nous avons opposé l’ultime action pendant la campagne en portant le deuil de notre peuple face à l’humiliation qui lui a été infligée.

Ni les anathèmes dignes des années de plomb, ni les manoeuvres, ni les offres de service enregistrées ici et là ne sont venues à bout de notre volonté de refuser la soumission, dénoncer l’arbitraire et nous projeter dans la seule perspective qui anime notre combat : celle de l’Etat démocratique et social annoncé par novembre et élaboré par

la Soummam.

Mes chers amis,

Nous sommes dans un moment de vérité.

Le destin de la nation algérienne a été contrarié et détourné par un clan qui a privilégié l’appât du pouvoir à l’intérêt national.

Aujourd’hui notre peuple est dans une impasse historique. Les repères sont occultés, les valeurs éthiques brouillées et aucune perspective n’est assumée par les dirigeants qui gèrent leur fin de vie comme un programme national.

La jeunesse algérienne, après avoir subi l’attraction du terrorisme, se réfugie dans le désespoir, se révolte par l’émeute ou fuit le pays dans une entreprise suicidaire.

La gestion financière du bien public est aussi opaque que catastrophique. Notre sécurité alimentaire est plus que jamais compromise, nos hôpitaux sont des mouroirs et le service public est délabré. Le tourisme, vitrine de la stabilité des pays prospères, relève de la symbolique. En 2008 moins de 10 000 touristes ont été enregistrés par les tour-operators sur l’Algérie.

La Tunisie

a compté, pour la même année, plus de 07 millions de visiteurs. 

La situation actuelle est intenable. Le système politique algérien vit sa terminale phase.

Les opportunistes essaient de participer à la curée pour ramasser les miettes, les attentistes observent et se lamentent en déclarant qu’il n’y a rien à faire dans ce pays, que même si les dirigeants actuels disparaissent ils ont préparé leur progéniture et que rien ne va changer.

Nous n’appartenons ni aux premiers ni aux seconds. C’est nous qui avons sauvé la nation du naufrage. C’est à nous qu’il revient de la reconstruire et nous la reconstruirons quel qu’en soit le prix.

J’ai demandé à une merveilleuse militante, particulièrement douée, de me faire les portraits de Abane Ramdane et de Larbi Ben M’hidi pour les installer dans mon bureau. Je suis entrain de rédiger un livre sur le colonel Amirouche qui a été assassiné à deux reprises et qui est tout sauf la caricature qu’en ont fait les fossoyeurs de notre histoire.

Quand je rentre dans mon bureau chaque matin je pense à tous ces héros, je me dis que s’ils ont arraché l’indépendance face à un régime puissant, violent et soutenu par l’OTAN, il n’y a pas de raison que nous ne créions pas les conditions d’une vie de liberté et de justice pour notre peuple. Je me dis aussi que nous ne valons pas plus ni mieux que ces martyrs qui savaient très bien, au moment où ils s’engageaient, qu’ils avaient une chance sur mille de voir se réaliser leur rêve. Le minimum que nous leur devons c’est d’assumer notre combat.

Mes chers amis,

Notre mission est de :

·         restaurer l’espoir en remettant à l’honneur le message de novembre et de

la Soummam

;

·         préparer l’opposition à une plus grande maîtrise des dossiers pour être dans une gestion opérationnelle dès que les conditions de la rénovation seront remplies ;

·         former et associer la jeunesse pour lui permettre de jouer un rôle de bâtisseur dans le pays ;

Après 20 ans, le RCD a accompli une bonne partie de sa mission. Il fallait être présent en permanence sur le terrain. Résister et sauver la nation quand elle était en péril, concevoir et populariser un projet démocratique, servir de relais entre les générations.

Cela n’a pas été facile mais cela est fait.

Malgré la répression, la censure et la désinformation, les générations d’après guerre sont, d’une manière ou d’une autre, connectées à la mémoire combattante et savent que nos aînés se sont sacrifiés pour la démocratie et la justice sociale.

Cela est un acquis inestimable.

Il nous faut assumer la dernière étape, l’étape décisive en encourageant la détermination militante et en développant une culture de bâtisseurs en précédant le militant dans l’engagement.

Le travail fait par le groupe parlementaire est à cet égard instructif. Les députés sont critiques par rapport aux abus du pouvoir mais leurs interventions ne sont attendues et appréciées par la population que par ce que chacun a pu montrer qu’il maîtrisait parfaitement le sujet qu’il traitait.

Dans   la  pratique,   nous   avons   déjà   repéré   les   mécanismes fondamentaux qui peuvent nous garantir un bon passage vers le statut de gestionnaire.
Dans leur écrasante majorité, nos élus locaux ont accompli un travail remarquable dans des conditions particulièrement difficiles. Le fait d’avoir fait l’effort de les accompagner, de leur demander de donner leur bilan annuel, de sanctionner ceux, très rares, qui n’ont pas été dignes de la confiance que le parti et ses électeurs leur ont accordée a donné au RCD une crédibilité qu’aucune formation ne peut revendiquer.

Je reste cependant sûr qu’avec une meilleure formation et une communication de proximité plus soutenue nous aurions mieux rentabilisé cette gestion qui tranche avec la gabegie des autres élus.

A un niveau plus politique, il nous faut continuer à harceler sans relâche le pouvoir pour l’affaiblir à l’intérieur et  le discréditer pour l’isoler davantage à l’extérieur.

Sur ce registre le travail accompli par le RCD sur la scène internationale est sans égal. C’est grâce au Rassemblement que la communauté internationale a, dans sa quasi-totalité, désavoué ou refusé de commenter la dernière élection présidentielle.

Aujourd’hui, l’exception algérienne qui a fait que pendant très longtemps les observateurs étrangers ont condamné les abus et les fraudes électorales partout dans le monde sauf dans notre pays n’existe plus. Il n’y a plus d’impunité algérienne.

Le pouvoir algérien est vu et traité pour ce qu’il est : un acteur corrompu et illégitime responsable de l’appauvrissement national et de l’instabilité régionale. Les principaux partenaires attendent de nous que nous trouvions les voies et moyens de doter notre pays d’institutions stables et crédibles pour engager une véritable coopération pour un développement national durable, équitable et performant.

C’est cet avènement que nous devons préparer en adaptant notre stratégie diplomatique aux exigences de l’heure.

Aujourd’hui même le président Obama va faire un important discours sur sa conception de la politique internationale et l’émergence d’une solidarité démocratique avec le sud. Les grands acteurs politiques dans le monde envisagent concrètement la démocratisation dans nos contrées par ce qu’ils ont vu qu’il y a des femmes et des hommes qui se battent pacifiquement pour la transparence et la justice.

Nous avons sauvé la nation du naufrage et nous avons réussi à convaincre de la pertinence du projet démocratique dans le sud.

Ces deux acquis politiques sont immenses. C’est le moment où jamais de les transformer en alternative démocratique nationale.

Sur le plan interne nous n’avons pas toujours pu suivre l’exécution de nos décisions du fait d’un manque de moyens logistiques et administratifs. Nous venons de doter le secrétariat national d’un département administratif qui nous permettra de mieux communiquer et de traiter les dossiers dans des délais plus brefs.   

Au niveau de la direction nationale, des décisions sont prises pour mettre en phase la disponibilité des responsables avec l’action militante telle qu’elle est demandée par la conjoncture. Un certain notabilisme minait le parti. Il a fallu y mettre un terme.
Le responsable ne peut être crédible que s’il commence par faire lui-même ce qu’il demande au militant. 

Nous aurons aussi à renforcer le secrétariat national à l’organique par un certain nombre de délégués qui doivent assister le chargé de ce secteur dont la disponibilité personnelle, si importante soit-elle, ne peut répondre au besoin de  sensibilisation, d’accueil, de formation et d’organisation d’un collectif militant appelé à s’élargir et servir dans les toutes prochaines années de relèves, pour animer et gérer la vie publique.

Il nous reste à reprendre la formation à laquelle le nouveau secrétaire national aura à donner un nouvel élan.

Notre militant doit être armé pour se battre, défendre son parti et sensibiliser l’opinion. Il doit être présent dans tous les lieux de débats et être prêt à assumer les responsabilités électives ou administratives qui lui seront confiées.

La formation est la sève de tout combat ; nous n’y avons pas accordé l’importance qu’elle mérite et le Rassemblement a eu un immense manque à gagner dans tout ce qu’il a produit et construit faute d’avoir su faire relayer ses positions et propositions par ses militants.

Cela est notre priorité absolue.

Nous avons réuni récemment des jeunes venus de toutes les wilayas pour les écouter, les questionner sur la façon d’assurer, à travers le RCD, l’intégration effective de la jeunesse dans l’action politique. Cette rencontre a été plus que féconde. Des jeunes remarquables de pertinence et de disponibilité se morfondaient dans des universités ou des sections sans activité ni perspective. La plupart des intervenants ont vocation à être des cadres de qualité. Cet échantillonnage nous a amenés à installer un comité préparatoire des journées de la jeunesse et programmer pour la rentrée les journées nationales de la jeunesse.


Auparavant et compte tenu de l’activité déployée sur la scène internationale et de la précipitation imposée par la dégradation de la scène politique nationale, nous aurons organisé une grande université d’été associant des intervenants nationaux et internationaux pour faire le point sur la situation présente, ses implications nationales et régionales et envisager, après une expertise appropriée, le dépassement de l’impasse dans laquelle s’étrangle la nation depuis un demi siècle.

Nous sommes dans une période délicate et importante. Il revient au RCD de savoir comment proposer une mise en perspective du pays, de savoir avec qui, à quel rythme et par quels moyens nous pouvons amorcer une vraie rupture transitionnelle.

Le 12 novembre 2008 qui a explosé le 9 avril 2009 nous somme de prendre nos responsabilités.

Nous avons un parcours que beaucoup peuvent nous envier, un projet que la plupart des acteurs politiques peineux à critiquer.

Il nous reste à adapter le parti pour le mettre en ordre pour une ultime bataille.

Il nous suffit de rentabiliser notre capital politique.

Cela ne pourra pas se faire sans la jeunesse. 

Le parti retrouve sa ferveur militante, marque le pays dans toutes les périodes importantes.

En dénonçant le coup d’Etat du 12 novembre, en accusant le pouvoir de crime contre la nation et en portant le deuil de l’Algérie meurtrie, nous avons une fois de plus, pris option pour l’avenir.

Chers amis, il y a des moments où il faut toujours regarder l’histoire de son pays pour bien apprécier ses sacrifices, et mieux répondre à ses attentes. Ce moment est arrivé. Rien absolument rien ne nous fera reculer.

Nous n’avons pas choisi les chemins les plus faciles, nous avons choisi les chemins les plus justes.

C’est pour cela que je regarde chaque jour avec fierté Abane et Ben M’hidi.

Je sais que nous partageons cette fierté.

Je vous remercie.

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04 juin 2009

"Voyoucratie" et éthique.

    Dans un monde où les valeurs se perdent, où les principes dictant les conduites se font et se défont au gré des situations et des intérêts en jeu, il serait salvateur de parler un instant d’éthique.

Le mot désigne  ce qui règle les conduites admises et pratiquées dans une société donnée. Le terme fait actuellement partie de notre discours quotidien. On parle de l'éthique de la science, de l'éthique de la médecine, de l'éthique du journalisme, mais on parle aussi de l'éthique en politique. Or, jour après jour, on s’aperçoit que beaucoup de nos concitoyens méconnaissent ou se plaisent à méconnaître les principes de moralité véhiculés par ce terme.

     Entrer dans le champ vaste et complexe  de la politique avec des idées constructives et fortement nationalistes pour  les oublier au bout de quelques semaines d’exercice voilà  un exemple qui mérite qu’on s’y intéresse.

  Qu’est-ce qui transforme ainsi l’individu ? Est-ce le désir  d’aller plus haut dans les sphères des responsabilités et donc de l’échelle sociale ? Est-ce le désir de servir autrement ? Est-ce là des cas d’amnésies méconnues par la médecine et provoqués  par le nouvel environnement dans lequel baigne l’individu ? Beaucoup de questions nous viennent à l’esprit. Cependant, les réponses possibles éclairciraient certains cas mais ne pourraient être érigées en règle générale.

     Le cas que nous avons connu tient à des considérations très basses. Nul besoin d’être  psychiatre pour connaître ses motivations. Un individu que le RCD a sorti de l’anonymat, à qui le RCD a permis d’arriver à un poste de responsabilité s’est cru plus important que tous ceux qui l’entouraient. Un Arias des temps modernes. Pourtant, il n’avait aucune  connaissance en gestion, ni en finance encore moins en économie. L’administration était pour lui un monde inconnu. Ses rapports humains ne sont pas meilleurs. Un air hautain et dédaigneux  était continuellement affiché. Le misanthrope de Molière n’aurait pas fait mieux. Les remarquables manières, les bons sentiments, les honorables intentions montrés au début de l’aventure électorale ont fondu comme neige au soleil. Ne l’intéressait que l’aisance du poste et les cérémonies protocolaires. Il se montrait de plus en plus arrogant et de plus en plus indiscipliné. Le RCD, gérant ce cas avec sagesse, a tout fait pour que cet énergumène retrouve ses sens et ses repères.  Mais il n’en fut rien.

     Exclu du RCD, il est allé claironner qu’il avait démissionné. Démis de ses responsabilités, il est allé se réfugier dans le camp de nos contradicteurs attitrés. Hué par ceux qu’il méprisait, il gémit à qui veut bien l’entendre qu’il était le défenseur de la veuve et de l’orphelin, qu’on ne l’a pas laissé travailler parce qu’il était attaché aux principes d’éthique.

     Comment peut-on parler d’éthique quand on s’acoquine avec un barbouilleur pour débiter des mensonges et des énormités que réprouve la morale. D’ailleurs quel crédit accorder aux écrits d’un gâte-papier condamné à plusieurs reprises par la justice pour diffamation et pour corruption ?

Quel crédit accorder à un scribouillard  qui dans ses gribouillis encense le pouvoir et le critique «anonymement» et vertement sur le Net ?

     Comment peut-on parler d’honnêteté, quand une fois déchargé de ses tâches, on se presse de divulguer des secrets inhérents à sa fonction ? Comment peut-on parler de morale et d'honneur lorsqu'on se trouve des accointances avec des individus sans vergogne, des prédateurs ? Non, cela n’a rien d’éthique.

     Enfin, considérer que la démocratie, c'est l’anarchie, c’est faire selon les humeurs et les compromissions des uns et des autres ; considérer le fait de veiller rigoureusement et sans aucune concession aux intérêts des citoyens est du despotisme, sont là des signes graves de dégénérescence mentale.

     Messieurs, vous, qui vous êtes constitués en ennemis farouches (et non adversaires loyaux) du RCD, apprendriez beaucoup à l’école du RCD.  Vous y découvririez alors ce qu'est l'humilité, l'abnégation et le vrai dévouement pour la patrie. Mais….

    A toute fin utile, méditez ce passage de L. Schwartzenberg, extrait de son livre Face à la détresse, (1994.):

«   Lorsque vous détenez une information que vous ne publiez pas ou que vous "arrangez", vous n'êtes pas un journaliste, vous êtes un censeur, un faussaire ou un courtisan.
     Lorsque, dans la vie publique, vous vous attachez plus à votre carrière qu'à l'intérêt des citoyens par lesquels et pour lesquels vous avez été élu, vous n'êtes pas un homme politique, vous êtes un imposteur.
     Quand on s'écarte du chemin de sa vie, on triche. Chaque métier, chaque type d'activité s'accompagne d'une attitude de rigueur qui lui est propre : c'est sur elle que repose la morale d'une conduite, ou (pour reprendre un mot un peu vieux jeu, lui aussi) son honneur.
Nous sommes entrés dans l'ère de la " voyoucratie " ».

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29 mai 2009

Préparation du conseil national du RCD du 4 juin 2009

La jeunesse et la formation au centre des débats du RCD ce jeudi

En prévision de la sixième session ordinaire du conseil national du RCD prévue pour le 4 juin 2009 à Alger, une importante rencontre regroupant les jeunes militants du Rassemblement et des membres de la direction nationale a été organisée le jeudi 28 mai 2009 au siège du Bureau régional d’Alger. Quelques 200 militants venus de 19 wilayas sont venus écouter et débattre de la nouvelle situation créée dans le pays après le scrutin du 09 avril et de la possibilité d’envisager un redéploiement stratégique des jeunes au sein du Rassemblement. Introduisant les débats M. Rabah Boucetta a rappelé que les difficultés et la répression n’ont pas empêché le RCD de garder le cap, d’élargir son audience et de s’affirmer comme l’acteur privilégié de l’alternative démocratique en Algérie. Mieux ajoutera-t-il, c’est le RCD avec notamment l’activité du président qui a permis à notre pays d’avoir une visibilité porteuse d’espoir malgré le discrédit des officiels.

Prenant la parole, le Président du RCD déclare que le 12 novembre et le 09 avril consacrent une nouvelle situation politique dans le pays. Une génération s’éteint dans le désordre et dépit du peuple. Celle qui a servi de transition en proposant un projet alternatif démocratique dont la pertinence est aujourd’hui reconnue par tous ne doit pas commettre les erreurs de ses prédécesseurs. L’essentiel de notre travail est de pousser chacune et chacun d’entre vous à être plus performant et à prendre ses responsabilités en se préparant à jouer son rôle avec détermination, compétence et loyauté.
Vous êtes jeunes et vous avez décidé de vous battre pour permettre à la collectivité nationale de vivre le destin qu’elle mérite.
Si vous vous engagez dans le combat politique avec l’opposition démocratique dans notre pays vous devez faire des choix, les assumer et vous donner les moyens de les réaliser.
L’engagement dans la vie publique impose intégrité, formation, générosité et discipline. Qu’il s’agisse du projet de société, du programme d’action, des statuts ou du fonctionnement vous pouvez être surs que vous disposez d’un capital éthique et politique inégalé dans le pays.
Nous ferons tout pour que la formation soit dotée de moyens humains et logistiques conséquent afin de mieux vous armer pour sensibiliser la partie de l’opinion publique qui nous suit avec sympathie mais qui peut encore se poser certaines questions sur des axes de notre projet. Vous serez aussi prémunis contre la désinformation par une meilleure maitrise de la communication et une occupation du terrain plus rationnelle.
Il ne faut pas attendre les moments du changement pour chercher dans la précipitation avec qui, par quelle méthode et avec quels moyens on peut envisager la reconstruction nationale. Il n’ y a pas de solution à la crise algérienne sans la mobilisation et l’implication directe et résolue de la jeunesse.
Avant d’ouvrir le débat je vous invite à formuler l’ensemble de vos remarques et propositions qui serviront à animer la session du conseil national de la semaine prochaine. Nous allons organiser une grande université d’été au mois d’octobre prochain avec des intervenants nationaux et étrangers pour mieux évaluer la phase actuelle avant d’envisager son dépassement.
Dans la foulée de cette rencontre, le RCD va organiser une journée nationale de la jeunesse pour faire un bilan et dégager des perspectives à cette catégorie essentielle de notre peuple.
Un débat de deux heures et demie a permis à une quarantaine d’intervenants d’exposer tour à tour des remarques, des interrogations et des propositions.
- Faut-il privilégier la contestation ou l’immersion dans le milieu associatif, s’interrogera un étudiant d’Alger.
- La situation actuelle est encore plus difficile que celle que vous avez connue à l’époque du parti unique observera un jeune de Batna ;
- Comment contenir la désinformation du pouvoir qui n’arrête pas de détourner et de pervertir notre combat ?
- Comment donner cette fois-ci un élan stable et durable à la formation ?
- Que faire pour avoir une représentation féminine plus conforme aux positions de notre parti sur la condition féminine, demandera l’étudiante Massiva.
- Faut-il structurer la jeunesse en général ou s’occuper uniquement des militants. Dans ce dernier cas, ne doit-on pas commencer par les militants qui ont une disponibilité et une volonté à investir l’action militante dans la durée?

Répondant à chacun, le Président du RCD fera observer que les dirigeants du RCD présents dans la salle parmi lesquels on notait les députés Boubekeur Derguini, Arezki Aider, Atmane Mazouz et les secrétaires nationaux dont Mohcine Belabbas, Rabah Boucetta, Mohamed Khendek, Saheb Hakim, Ahmed Benegueouch et Nadir Hamouche sont pour une bonne part issus de la génération qui suit celle qui a assumé la transition entre la guerre de libération et la contestation démocratique.

Si nous assurons une meilleure organisation et une formation adaptée à nos jeunes militants, le RCD peut jouer très vite un rôle décisif dans cette phase capitale de notre histoire.

Avant la fin de la fin de la réunion, un comité de préparation des journées nationales de la jeunesse regroupant 21 jeunes militants à été installé pour collecter les informations nécessaires à la réalisation de cet objectif stratégique.

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27 mai 2009

Intervention du député Mohamed Khendek sur le plan d'action du gouvernement

Monsieur le Président.

Monsieur le Premier Ministre.

Mesdames et Messieurs les Ministres.

Mesdames et Messieurs les Députés.

La famille de la presse.

S’il y a un secteur parmi tant d’autres qui inquiète les algériens, c’est bien celui de la santé et de la population.

Ce secteur connaît aujourd’hui une anarchie, qui est la conséquence directe de l’absence depuis l’indépendance d’une politique de santé publique concertée et étudiée pour le moyen et long terme.

La corruption et l’opacité qui caractérise la gestion de ce secteur – à l’instar – des autres rendent impossible toute avancée palpable.

Aujourd’hui, ce même constat est partagé par tous y compris par les bailleurs de fond à savoir l’Etat et les Caisses d’Assurances.

Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, à la lecture du paragraphe réservé dans ce plan d’action au domaine, il n’y a point de place à la concertation et au dialogue avec ses véritables acteurs. Cette phase est aujourd’hui la plus importante. Car, la dépense de sommes faramineuses ou la réalisation d’infrastructures, n’ont jamais été les seuls  gages de réussites.

Dans quel état se retrouve le système de santé algérien ?

Les prestataires de services- qui sans eux aucune réforme ne peut aboutir- n’arrêtent pas de tirer la sonnette d’alarme à travers leurs différents syndicats. Ils demandent  d’instaurer des passerelles entre eux et les pouvoirs publics pour une meilleure approche des problèmes et une vision plus claire des solutions. Ces dernières passent obligatoirement  et à juste titre, par l’amélioration de leurs conditions de travail et de leurs statuts particuliers qui doivent être à la hauteur de leurs sacrifices. Le conflit persiste à cause de la non satisfaction des engagements de l’Etat. Les conséquences dues à l’absence de dialogue et de vision sont nombreuses :

A titre d’exemple, le mouvement de protestation enclenché par les hospitalo-universitaires et qui a duré trois mois vous a contraint à réagir monsieur le premier ministre. Alors pourquoi, vous avez attendu tout ce temps pour le faire. A croire que vous aimez les situations de pourrissement. Les conséquences de cette négligence sont nombreuses. Les malades ont payé et payeront encore les frais de cette gabegie.

Les professionnels, certains partent chez le privé, d’autres sont déjà installés à l’étranger est une preuve du marasme qui y règne.

Les prestations des assurances sociales sont aujourd’hui obsolètes et dépassées. Le cas  des remboursements des frais médicaux est des plus édifiants. Le prix le moins chère d’une consultation spécialisée est de 600 DA, la caisse des assurances en rembourse 100 DA seulement.

Le citoyen est mal pris en charge, et mal soigné. L’accès aux soins spécialisés, à l’hospitalisation et aux examens para cliniques relève du parcours du combattant.

Peut on parler de médecine gratuite, alors que la plus part des examens biologiques et radiologiques sont fais chez le privé ?

Les conditions d’accueil, d’hygiène et d’hôtellerie restent pour la plus part des établissements déplorables.

Une absence de coordination entre les différents établissements hospitaliers pour les évacuations des malades et leur hospitalisation se répercute le plus souvent sur le patient, sa famille et sur la gestion des finances publiques.

La qualité de la formation dans le secteur est décriée par tous. Elle est médiocre.

Cette même formation qui continue à se faire sans connaître, les besoins du pays en la matière. Sinon comment expliquer les chiffres avancés dans le plan d’action, alors qu’un nombre important du personnel médical et para médical est en  chômage aujourd’hui. Ceux qui ont la chance d’avoir un emploi, à contrat déterminé, émargent au pré emploi avec des salaires de misère entre 12000 et 8000. Pourquoi ne pas les recruter puisque vous estimez que les besoins sont encore importants ? N’oubliez pas que c’est l’une de vos promesses électorales.

La gestion des établissements hospitaliers est en deçà des normes requises. Les gestionnaires manquant de formation essayent tant bien que mal à faire face aux différentes contraintes.

S’agissant de la politique du médicament : presque cinq décennies après l’indépendance et nous sommes encore tributaires à 80% de l’importation. Où est la stratégie pour une  production locale

Pourquoi les importateurs des médicaments ne répondent pas à l’une des closes du cahier de charge qui est l’investissement pour justement encourager cette production et réduire la facture de l’importation ?

Pourquoi de la nomenclature des médicaments répond beaucoup plus à des considérations mercantiles qu’à celles de l’intérêt économique du pays ?

Le générique qui est pour le moment le seul moyen de réduire la facture, fait face à des blocages de lobby connus. Certaines sources parlent même de l’absence de contrôle technique de ces médicaments. Que fait alors l’agence nationale du médicament ?

Comment expliquer-vous les fréquentes ruptures de stock ? D’ailleurs ce qui défraye la chronique ces derniers jours, c’est la souffrance des malades atteints de cancers. Nous avons déjà déposé une question orale au Ministre de la santé.

Nous assistons en plus ces dernières années, à une atteinte de l’éthique et la déontologie. Des médecins étrangers viennent opérer chez nous, le week end et repartent chez eux, laissant derrière eux des malades qui nécessitent un suivi. Qui répondra alors à leurs éventuelles  erreurs médicales.

Dans ce cas que fait le conseil de l’ordre ou encore mieux ce dernier a t-il les prérogatives ou les  moyens d’agir.

Monsieur le Premier Ministre ;

Si devant cette situation préoccupante, il faut en urgence mettre en œuvre une politique nationale de santé qui doit identifier et de prendre en charge les grands problèmes de santé, il reste que     la complémentarité entre les secteurs public et  privé est nécessaire, et la nouvelle loi sanitaire annoncée et la carte sanitaire doivent en tenir compte.  Mais, nous sommes plus que jamais pour un secteur public fort et prédominant. L’Etat ne doit pas se désengager. Aux citoyens, de faire le choix.

La solidarité nationale dans ce secteur doit être définie et orientée vers les véritables nécessiteux.

L’obtention de la mobilisation et l’adhésion de toutes les parties concernées, passent inévitablement par un large débat ou vers une conférence nationale qui regroupera l’ensemble des intervenants. Ce à quoi un nouveau système de santé concerté verra le jour.

Monsieur le Premier Ministre,

       La gestion unilatérale et centralisée a montré ses limites. Il vous appartient de donner un nouvel    essor   à ce secteur. A moins que, le fait de pouvoir vous soigner vous et toutes les personnes qui gravitent autour du régime  à l’étranger vous laissent indifférents aux souffrances des algériens.

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22 mai 2009

Le RCD honore Houari Tayeb

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     A l'occasion du départ à la retraite de M. Tayeb Houari, désormais ex régisseur à l'APC de Collo, le RCD a organisé une sympathique réception en son honneur au bureau du RCD de Collo. Etaient conviés à cette rencontre les membres du bureau régional, les membres du bureau communal, les élus à  l'APC de Collo, les membres de la commission de la gestion des conflits au niveau du bureau régional et quelques militants.

     Dans son allocution, M. Ghemired Tayeb, président du bureau régional a rappelé le travail remarquable accompli par M. Houari dans trois domaines:

- Dans les activités relatives à son profession à la mairie de Collo où il a marqué de son empreinte (faite de rigueur et d'honnêteté) le service qu'il dirigeait.

- Dans ses activités en tant que président d'une association locale qui œuvre pour la préservation du patrimoine archéologique de la région.

- Dans son engagement pour la défense et la diffusion des valeurs et des principes du RCD.

     M. Ghemired a enfin réitéré l'engagement du RCD à toujours être auprès de ses militants et a rappelé la nécessité de faire corps face aux défis qui attendent le parti et aux attaques permanentes de certaines parties avant d'appeler M. Houari à poursuivre sa tâche tout l'assurant du soutien indéfectible du RCD

M. Ghemired Djamel, maire de Collo, tout en appréciant l'initiative du RCD, qui a honoré un de ses hommes, a félicité, pour sa part, M. Houari pour le gigantesque travail accompli par son association et l'a exhorté à poursuivre ses activités  pour le bien de la ville de Collo et de toute la région.

     M Ouldji Abdelmalek, président du bureau communal, a, quand à lui,  rendu hommage au parcours fort particulier de    M. Houari et a rappelé combien il était utile d'avoir dans notre ville de telles associations.

     M. Houari, très ému, a tenu à remercier le RCD pour cette louable initiative qui est la première du genre à Collo. Aucun  parti ne l'avait fait avant. Il a aussi exprimé sa fierté d'appartenir à la famille du RCD.

    Un diplôme d'honneur et un cadeau ont été remis à M. Tayeb Houari avant qu'il soit invité à couper le gâteau de la cérémonie.

 

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20 mai 2009

Communiqué du bureau régional de Skikda.

      Réunie le 07mai 2009,  la commission de la gestion des conflits de la wilaya de Skikda  a prononcé l'exclusion du parti de M. Bellkahla El Mouloud élu à l'APC de Collo sur la liste RCD

     Conformément au règlement intérieur du parti, l'intéressé pouvait faire appel de la  décision rendue par cette instance devant la Commission nationale dans les dix (10) jours qui suivaient la  notification de la  décision. Le concerné n'ayant pas fait appel, la décision de la commission devient définitive et irrévocable.

    Pour le bureau régional, M. Bellkahla El Mouloud est définitivement exclu du RCD.

   Toute déclaration, initiative ou démarche de sa part n'engagerait que sa personne.

Le bureau régional

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18 mai 2009

Said Sadi au colloque international sur les oppositions dans le monde

     Le président du RCD a été invité au colloque international sur les oppositions et les dissidences dans le monde organisé par les Verts européens à Paris le 17 mai 2009. 

    Venus de Chine, d’Europe centrale, de Palestine ou d’Afrique du nord,  les intervenants ont tous salué l’initiative des verts européens qui ont inscrit le thème des  dissidences des démocrates  face aux régimes totalitaires avant la tenue des élections européennes.

    Dans son intervention  S. Sadi s’est employé à resituer le combat des démocrates qui ont eu à affronter l’arbitraire du pouvoir, la violence intégriste et l’incompréhension des opinions occidentales au cours des années 90. A noter une évolution importante de la part d’un courant politique qui avait longtemps considéré l’avènement du courant islamiste comme la seule alternative crédible au régime en place. « Avec le recul, on peut comprendre la complexité de cette période historique. Nous avions du refuser la fatalité islamiste en connaissant la délicatesse d’une situation qui pouvait confondre notre position avec celle  d’un  régime militaire qui nous avait emprisonnés et torturés. »

    Avant d’ajouter : « C’est grâce à notre combat, tant décrié ici et ailleurs, que l’Algérie n’a pas été évacuée de l’Histoire. » 

    Revenant sur la situation actuelle, le président du RCD avertira : «  La violation de la constitution, la privatisation de l’Etat et le score stalinien enregistré le 9 avril ne font qu’aggraver une dérive qui passe de statut de crise politique à celui d’une impasse historique. Je crains que les Européens n’aient pas pris la mesure de cette impasse si l’on s’en tient aux premières réactions recueillies après la mascarade qui vient d’humilier notre peuple. » 

     Poursuivant son développement le président du RCD soulignera : «  On aurait tort de ne voir que les implications intérieures dans le marasme algérien. De désastre national qui a perverti un des plus grands combats menés contre la colonisation et pour la modernité, l’Algérie est entrain de devenir une source de déstabilisation régionale. 

     La régression actuelle installe le pays dans une spirale de violence qui affecte notamment la jeunesse qui fuit l’enfer en se jetant à la mer. Les cadres s’exilent et l’administration ploie sur les pressions claniques et tribales qui déstructurent Etat et société. Cette situation ne peut pas et ne doit pas durer. » 

    Abordant les mesures qu’appelle la conjoncture, Saïd Sadi mettant  tout un chacun devant ses responsabilités déclarera : 

    « Nous nous battrons encore et toujours en Algérie. Mais la communauté internationale a une lourde responsabilité dans cette problématique. En fermant les yeux, ou pire, en se rendant complice de fraudes électorales dévastatrices, les Européens risquent de précipiter une fin de règne délétère vers un chaos aux conséquences dépassant largement les limites algériennes. 

     La fatalité qui a enfermé notre destin entre la terreur intégriste et l’autoritarisme du système FLN est en train d’être dépassée. Nous avons besoin de voir la volonté du peuple respectée. La question algérienne n’est pas si compliquée que cela. Des coups d’Etat, auxquels d’ailleurs a régulièrement pris part Bouteflika, ont privé le citoyen de choisir librement ses représentants ; cette absence de légitimité a mené à une prédation sans nom ; prédation  qui a produit la crise actuelle. Tant que les fraudes électorales continueront de sévir, l’instabilité pèsera sur l’espace péri saharien et la Méditerranée occidentale.

      Les Européens doivent d’ors et déjà se préparer à accompagner l’exigence d’une surveillance internationale  des prochaines élections. C’était notre démarche dès le début de l’année 2008. Le pouvoir algérien a refusé la présence d’observateurs en nombre et en qualité. Il ne pourra pas assumer  d’autres manœuvres comme celles  qui ont caractérisé la dernière élection si la pression internationale relaie les luttes de terrain. 

     Cette forme de solidarité est nécessaire pour la stabilité et la légitimité de la représentation nationale en Algérie. Cette stabilité, répétons le, conditionne le développement de la Méditerranéeoccidentale et de l’Afrique du nord. » Conclura Saïd Sadi sous un tonnerre d’applaudissements.

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13 mai 2009

Prise en charge des cancéreux:

Khendek dépose une question orale à l'APN


Monsieur le Ministre,

Personne aujourd’hui ne peut nier l’état de déliquescence dans lequel se trouve le domaine de la santé.

Partant de l’absence de stratégie pouvant mettre en place un système de santé qui réponde à la réalité socio économique de la nation, les professionnels de la santé sont eux même désorientés.

Il ne peut y avoir de système de santé fiable, sans l’association de ses véritables acteurs.

Aujourd’hui, le dialogue est exigé unilatéralement par les syndicats autonomes de la santé. Lorsque celui est accepté par la tutelle, il tourne autour des revendications sociales par ailleurs légitimes.

Aucune réforme ne peut aboutir si elle ne commence pas par celle des ressources humaines, tant sur le plan du social, de la formation que des moyens.

Cette situation alarmante se répercute en premier lieu sur la prise en charge du malade qui paie actuellement un lourd tribu. C’est la conséquence de l’anarchie qui règne dans nos structures de santé.

Cette introduction me permet, Monsieur le Ministre, d’étayer mes propos et de mettre en évidence les souffrances d’une catégorie de malades atteintes de cancer du sein.

Les dernières statistiques révèlent une augmentation vertigineuse du nombre de cette pathologie qui passe de 2000 cas en 2003 à 7000 cas par an en 2008.

Monsieur le Ministre, le cancer du sein est la première cause de mortalité chez la femme.  Non détecté à temps, il tue dans les 98% des cas. En cas de survie, les conséquences sont graves puisqu’il s’agit malheureusement souvent, d’une mutilation qui affecte de manière quasi irrémédiable la qualité de vie de la femme et de son environnement familial et social.

Le coût de la prise en charge d’un cas diagnostiqué précocement est 10 fois moindre que celui d’un cas avancé qui avoisine les 250 000 Euros.  (Conférence du Pr. Zighed lors du symposium franco-algérien tenu les 17 et 18 janvier 2009 à l’Hôtel Sheraton).

Les présents à cette rencontre ont mis en évidence, l’absence de politique de dépistage faite de sensibilisation, d’information et de moyens techniques et matériels.

La situation devient plus préoccupante, quand ce sont les responsables de la société algérienne d’oncologie qui tirent la sonnette d’alarme au cours d’une émission radio du 25 avril 2009 mettant à nu l’ensemble des difficultés auxquelles sont confrontées ces malades.

Les traitements chimiothérapiques sont à l’arrêt depuis neuf mois, la radiothérapie ne pourra reprendre qu’en 2010.

Tout cela est expliqué par le nombre croissant de patientes, la rupture des stocks de ces produits et, plus grave encore, l’absence de moyens humains et matériels au niveau des nouveaux centres régionaux construits avec l’argent du contribuable et qui sont sensés désengorger les centres existants. Pour être clair, ils ne sont pas fonctionnels.

Monsieur le Ministre, se savoir atteint de cancer rend le quotidien des plus amers, mais la non prise en charge transforme le vécu en enfer.

Les cancéreux parcourent des distances importantes pour arriver au centre le plus proche. Quand ils sont accueillis c’est pour être suivis dans des conditions lamentables.

Je n’irai pas jusqu’à souhaiter une prise en charge psychologique actuellement inexistante.

Devant cette situation, permettez-moi de vous poser les questions suivantes :

Pourquoi votre département n’a pas réagi aux propos des responsables de la société algérienne d’oncologie ? Communiquer est aussi un moyen démocratique et efficace de gérer ;

Quelles sont les dispositions qui sont prises pour solutionner rapidement le problème de la rupture des stocks, puis améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge ?

Que comptez-vous faire pour élucider la question des centres régionaux qui ne répondent pas aux objectifs assignés ?

En attendant vos réponses, veuillez croire Monsieur le Ministre à l’expression de ma parfaite considération.

   

                                         Le député Mohammed Khendek

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27 avril 2009

Des anonymes sauvent l’honneur citoyen

Un maire de la capitale, accompagné de son vice-président qui est un repris de justice, mène une opération commando contre le siège central d’un parti politique légal. Signe du marasme intellectuel et politique qui asphyxie l’Algérie, pas une organisation, pas une personnalité ne s’est exprimée, à ce jour, sur une telle agression. Et comme pour rappeler que dans les moments décisifs notre pays a toujours été réhabilité par des anonymes, voilà qu’un citoyen de Chlef prend sa plume, affronte l’armada médiatique des courtisans et autres fossoyeurs de la Nation pour dire sa vérité ; réconciliant les plus septiques avec notre peuple. (Voir texte ci-après). A propos de drapeau par K.M.B. – CHLEF. Le Quotidien d'Oran Mardi 14 avril 2009. Saïd Sadi a baissé le drapeau algérien, l’a rangé avec respect dans une armoire. Puis il a levé un pan de tissu noir pour exprimer son «deuil de la démocratie». Aussitôt, des voix se sont mises à crier. Je ne suis pas militant du RCD, mais je ne comprends vraiment pas en quoi son président a fauté. Nos casernes ramènent les couleurs nationales, à chaque tombée du soir. La nuit, elles les font veiller par des sentinelles. Le lendemain, au lever du jour, elles les relèvent. Saïd Sadi a baissé l’emblème national. S’il ne l’a pas hissé de nouveau, c’est parce que, à ses yeux, aucune lueur n’annonce l’approche d’un matin neuf dans le ciel de son pays. Il faut être mauvais Algérien pour ne pas, sinon partager, du moins comprendre sa hâte d’une Algérie résolument républicaine. On peut contester le bien-fondé de son pessimisme, discuter de l’imprécision de ses cibles. On peut lui faire reproche de reporter sa déception sur les hommes, et de ne pas tenir compte des facteurs d’inertie qui, dans les pays de vieille tradition dictatoriale, jouent fréquemment a contrario des intentions et des compétences. Mais il faut couver une réelle malhonnêteté d’esprit pour ne pas reconnaître dans cette impatience, la traduction pure et sincère de son amour pour le pays, pour ses compatriotes, pour la démocratie. Sans doute apprécie-t-il mal la difficulté pour un décideur, d’assainir une justice vérolée depuis 30 ans, de changer le cap d’une école obstinément pointée depuis 15 ans sur l’abrutissement national, de rendre allure d’hôpitaux dignes de ce nom à nos mouroirs publics, de créer des emplois à une jeunesse qu’une impatience analogue à celle qui l’anime pousse à la noyade et dont les cadavres sans yeux sont repêchés quotidiennement sur les côtes européennes. Bien qu’instruit des sciences économiques, sans doute s’énerve-t-il que les gros investissements mettent du temps à produire des résultats. Certes, Saïd Sadi s’énerve-t-il ? Mais n’y a-t-il pas, pour le décideur honnête, à tirer de cet énervement, matière à réfléchir et à corriger ses erreurs ? Le geste de Saïd Sadi est, dans la sémiologie de la colère, un manifeste pour un programme de travail clairement défini par les besoins et leur urgence. Le reconnaître, s’engager sincèrement à mettre en œuvre ce programme, c’est en soi conquérir une première habilitation à diriger les affaires publiques. Aux yeux de la majorité en effet, la légitimité se fonde désormais sur la compétence et la sincérité des engagements plutôt que sur des urnes, depuis 30 ans prises sous le soupçon de menteries, ou des applaudissements de rues, exposés à tort ou à raison (mais irrémédiablement) à l’accusation de formatage, encore moins sur des courbettes, dans des hémicycles peuplés d’hommes frappés de torticolis sévère et incapables de dire non avec la tête. Car il est des non efficients, constructifs. Ne pas les faire entendre, c’est trahir sa patrie, sa religion, son peuple, éventuellement, son chef. L’acte de Saïd Sadi dit un non constructif, pertinent. Il ajoute à son mérite, celui de s’être exprimé par des voies hautement citoyennes. Les détracteurs de Saïd Sadi se prétendent-ils meilleurs Algériens que lui ? Si oui, qu’ils en fassent la preuve par la démonstration. Que le public algérien soit pris pour juge et que leurs dossiers et leurs comptes en banque et leurs diplômes et leurs cursus politiques et professionnels soient ouverts sur la table, en même temps que les siens. Comme Algérien, fanatique de la probité et de la compétence, je ne demande qu’à voir. Je le répète, je ne suis pas militant du RCD. En vérité, Saïd Sadi agace mes 67 ans par son excès de franchise, la brusquerie de ses propos, la vivacité de son intelligence, des qualités qui vont au moraliste, au fidaï convaincu, à l’imam intègre, et non pas au politique. Du moins, le politique de mon époque. Mais moi présent, à l’heure où on lui a lancé des pierres, j’aurais sans hésitation ramené l’emblème national pour éviter que son ombre soit souillée par l’ignominie de l’agression, pour éviter aussi que cette ombre serve d’écran et d’alibi à une violence indigne et gratuite. Si les imprécations procèdent d’un amour sincère de l’Algérie, qu’elles soient proférées à l’encontre de ceux qui se drapent la tête et les épaules avec le drapeau algérien et foulent du pied les valeurs qu’il symbolise. Enfin, en tant que natif de la ville de Chlef, je demande nominalement pardon au RCD et à Saïd Sadi pour les propos irresponsables et irrespectueux tenus sur eux, à Radio-Chlef, par l’un de nos comiques locaux. Ce jeune est la victime, comme nombre de jeunes, de l’école fondamentale. On ne peut donc lui tenir rigueur de mal diriger son amertume. M. Saïd Sadi voudra bien croire que la qualité du discours d’un Chélifien est habituellement plus relevée.

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